Bernard Verley (1939-2026)
/image%2F0933726%2F20260928%2Fob_cbdc6f_bernard-verley.jpg)
Il fut l’Aiglon, le fils de Napoléon Ier, dans Napoléon II, l’Aiglon (1961) de Claude Boissol, Jésus dans La Voie lactée (1968) de Luis Buñuel, le cardinal de Bourbon dans La Reine Margot (1993) de Patrice Chéreau, Victor Hugo dans Rodin (2016) de Jacques Doillon et le père Bernard Preynat de sinistre mémoire, condamné pour abus sexuels sur des enfants, dans Grâce à Dieu (2018) de François Ozon. L’acteur de cinéma, de théâtre et de télévision Bernard Verley est décédé le 27 septembre 2026 à l’âge de 86 ans.
/image%2F0933726%2F20260928%2Fob_af8c30_aiglon.jpg)
Bernard Verley dans Napoléon II : l’Aiglon (1961)
Bernard Verley a commencé par les Beaux-Arts de Lille avant de s’orienter vers le théâtre au début des années 1960 tout en travaillant parallèlement pour le grand et le petit écran. Au cinéma, pendant la décennie 1960, il tourne sous la direction de Jean Dewever (Les Honneurs de la guerre, 1960), Guy Gilles (L’Amour à la mer, 1963 ; Au pan coupé, 1967), Mohammed Lakhdar Hamina (Hassan Terro, 1967), Jean-Daniel Simon (La Fille d’en face, 1967) et Luis Buñuel (La Voie lactée) qu’il retrouvera dans Le Fantôme de la liberté (1974).
/image%2F0933726%2F20260928%2Fob_be735a_voie-lactee.jpg)
Édith Scob et Bernard Verley dans La Voie lactée (1968)
Dans les années 1970, Éric Rohmer (L’Amour l’après-midi, 1972) lui confie le rôle de l’homme d’affaires marié troublé par une fille fantasque jouée par Zouzou, son épouse dans la vraie vie (Françoise Verley) incarnant sa femme dans le film.
/image%2F0933726%2F20260928%2Fob_ceed99_zouzou-verley.jpg)
Zouzou et Bernard Verley dans L'Amour l'après-midi (1972)
Après une pause de quelques années durant lesquels il se consacre à la production, Bernard Verley fait son retour comme acteur à partir de 1990 au cinéma et à la télévision.
Sur grand écran, il enchaîne alors les seconds rôles et on le retrouve chez Xavier Beauvois (Nord, 1991), Claude Miller (L’Accompagnatrice, 1992 ; Le Sourire, 1994), Jean-Luc Godard (Hélas pour moi, 1992), Patrice Chéreau (La Reine Margot), Olivier Assayas (Une nouvelle vie, 1993), Tonie Marshall (Pas très catholique, 1994), Diane Kurys (A la folie, 1993), Jean-Claude Brisseau (L’Ange noir, 1994), Claude Chabrol (Au cœur du mensonge, 1998)…
Bernard Verley devient également un acteur régulier de l'univers de Pascal Thomas (La Dilettante, 1998 ; Mon petit doigt m'a dit, 2004 ; Le Grand appartement, 2006 ; Associés contre le crime, 2011). Il donne aussi la réplique à François Morel dans Au sud des nuages (2003) de Jean-François Amiguet, et, sous la direction de Pascale Ferran, l'acteur joue Sir Malcolm, le père de Lady Chatterley (Marina Hands) dans Lady Chatterley (2006) de Pascale Ferran, César du meilleur film 2007.
/image%2F0933726%2F20260928%2Fob_776534_grace-a-dieu.jpg)
Bernard Verley dans Grâce à Dieu (2018)
On reverra sur grand écran une dernière fois l’acteur dans Ni vue, ni connue de Marc Fitoussi dont la sortie est prévue le 7 octobre 2026. (Il y joue le père du personnage incarné par Isabelle Huppert.)
Acteur très présent à la télévision, avec plus de 80 personnages à son actif dans des téléfilms et des séries TV, Bernard Verley a interprété pendant quatre ans le rôle-titre de la série Malone (2002-2007) (photo en en-tête) et tenu son propre rôle en 2020 dans la série Dix pour cent face à… Sigourney Weaver.
Bernard Verley est le frère aîné de l’acteur Renaud Verley, né en 1945 et vu dans La Leçon particulière (1968) et Du soleil plein les yeux (1969) de Michel Boisrond, Les Chemins de Katmandou (1969) d’André Cayatte, Cran d’arrêt (1969) d’Yves Boisset et L’Ingénu (1971) de Norbert Carbonnaux.
L'amour l'après-midi (1972) - Bande annonce
Film Comédie dramatique réalisé par Eric Rohmer.Avec Bernard Verley (Frédéric), Zouzou (Chloé), Françoise Verley (Hélène), Daniel Ceccaldi (Gérard), Babette Ferrier (Martine), Malvina Pen...