Béatrice Altariba (1939-2026)
/image%2F0933726%2F20261101%2Fob_3c431a_beatricealtariba-rome-1962.png)
Le 14 juillet dernier, l’actrice Béatrice Altariba, qui fut un temps la compagne de l'acteur et humoriste Darry Cowl (1925-2006), est décédée en toute discrétion à l’âge de 87 ans. (Une triste information que confirment des sites comme Wikipedia et IMDB.)
Née en 1939 à Paris, Béatrice Altariba est la petite-nièce du poète Paul Fort (1872-1960). Elle devient instantanément célèbre à la fin des années 1950 grâce à Darry Cowl qui en est devenue éperdument amoureux et qui en fait la délicieuse Popeline du fameux Triporteur (1957) de Jack Pinoteau. (photo ci-dessous)
/image%2F0933726%2F20261101%2Fob_da01dd_robinson-et-le-triporteur-03-g.jpg)
Le Triporteur n'est pas, loin s'en faut, le seul film où les deux tourtereaux se retrouvent à l'écran. Darry Cowl et Béatrice Altariba pointent en effet, dans des rôles plus ou moins importants, aux génériques de L'Ami de la famille (J. Pinoteau, 1957), Le Temps des œufs durs (1957) de Norbert Carbonnaux, Sois belle et tais-toi (1957) de Marc Allégret, Le Petit prof (1958) de Carlo-Rim, Robinson et le triporteur (J. Pinoteau, 1959), Les Pique-assiette (1960) et Les Gorilles (1964), tous deux signés Jean Girault.
/image%2F0933726%2F20261101%2Fob_e74741_temps-des-oeufs-durs-1958-03-g.jpg)
Darry Cowl et Béatrice Altariba dans Le Temps des œufs durs (1957)
Mais c'est Robert Hossein qui a fait faire à la jeune actrice ses premiers pas au cinéma, et ce dans Pardonnez nos offenses (Hossein, 1956) aux côtés de Pierre Vaneck, Gianni Esposito et Marina Vlady (l'épouse de Robert Hossein à l'époque). Béatrice Altariba joue également Cosette adulte auprès de Jean Gabin dans Les Misérables (Le Chanois, 1957) et s'avère une victime de Pierre Brasseur dans Les Yeux sans visage (Franju, 1959).
/image%2F0933726%2F20261101%2Fob_1d7444_altariba-toto.jpg)
Béatrice Altariba et le grand comédien italien Toto dans Toto diabolique (1962)
Dans les années 1960, les rôles de l’actrice en France deviennent de moindre importance. Mais on la voit quand même aux côtés de Jean-Paul Belmondo et Christine Kaufmann dans Un nommé La Rocca (1961) de Jean Becker. Au cours de cette même décennie, Béatrice Altariba participe aussi à quelques productions italiennes, comme Elle est terrible (1961) de Luciano Salce, A huis clos (1961) de Dino Risi, Toto diabolique (1962) de Steno, Sept épées pour le roi (1962) de Riccardo Freda ou Le Quatrième mousquetaire (Bragaglia, 1963, où elle interprète Anne d'Autriche).
/image%2F0933726%2F20261101%2Fob_17de1d_cine-revue-altariba.jpg)
Béatrice Altatiba en une de Ciné-Revue en juin 1959
Après quelques apparitions très courtes dans des films comme Caroline chérie (De la Patellière, 1967) ou La Prisonnière (Clouzot, 1967), la comédienne met un terme définitif à sa carrière cinématographique avec un petit rôle dans Une corde, un colt (1968), western-spaghetti signé... Robert Hossein. La boucle était bouclée !
En 2017, Béatrice Altariba avait participé au documentaire Bernard Blier, double face, de la série Un jour, un destin de Laurent Delahousse. (Bernard Blier joue Javert dans Les Misérables avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean).
/image%2F0933726%2F20261101%2Fob_8aa667_sois-belle-et-tais-toi-large-1.jpg)