Sam Neill (1947-2026)

Publié le par lefilmdujour

Révélé au grand public par le rôle du paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park (1993) de Steven Spielberg et par celui du mari frustré et violent de la jeune femme écossaise (Holly Hunter) envoyée par son père en Nouvelle-Zélande pour épouser un colon dans La Leçon de piano (1993) de Jane Campion (Palme d’or du festival de Cannes 1993), l’acteur néo-zélandais Sam Neill est décédé d’une pneumonie le 13 juillet 29026 à l’âge de 78 ans.

Sam Neill, qui a tourné près de 80 longs métrages pour le grand écran, avait débuté sa carrière d’acteur dans les années 1970 après des études de cinéma et la réalisation de plusieurs documentaires. Il tient des premiers rôles dans Sleeping Dogs (a.k.a. Coup d’état) (1977), le premier film du réalisateur Roger Donaldson, et dans Ma brillante carrière (1978) de l'Australienne Gill Armstrong face à Judy Davis. Deux films qui lui permettent d’acquérir une reconnaissance internationale et de jouer l’antéchrist Damien adulte dans le troisième volet de la saga La Malédiction, La Malédiction finale (1981) de Graham Baker.

Cette même année 1981, il est le mari d’Isabelle Adjani (photo ci-contre) dans Possession d’Andrzej Zulawski, puis Sam Neill donne la réplique à Martin Sheen (Enigma, 1982, de Jeannot Szwarc), Jodie Foster (Le Sang des autres, 1983, de Claude Chabrol), Meryl Streep (Plenty, 1985, et Un cri dans la nuit, 1989, de Fred Schepisi), Nicole Kidman (Calme blanc, 1988, de Phillip Noyce), Sean Connery (A la poursuite d’Octobre rouge, 1989, de John McTiernan), Solveig Dommartin (Jusqu’au bout du monde, 1991, de Wim Wenders)…

Richard Attenborough, Laura Dern et Sam Neill dans Jurassic Park (1993)

Après Jurassic Park et La Leçon de piano, l’acteur, qui a incarné La Fayette dans La Révolution française (1989) de Robert Enrico, tient le premier rôle, celui d’un patient dans un hôpital psychiatrique, dans L’Antre de la folie (1994) de John Carpenter, campe le roi d’Angleterre Charles II dans Le Don du roi (1996) de Michael Hoffman, donne la réplique à Lawrence Fishburne dans le film de science-fiction devenu culte Event Horizon, le vaisseau de l’au-delà (1997) de Paul W. S. Anderson, joue le mari de Kristin Scott Thomas (et le père de l’alors adolescente Scarlett Johansson) dans L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998) de Robert Redford, puis le propriétaire du robot Andrew (Robin Williams) dans L’Homme bicentenaire (1999) de Chris Columbus.

Holly Hunter et Sam Neill dans La Leçon de piano (1993)

Dans les années 2000 et 2010, l’acteur reprend le rôle du paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park III (2001) de Joe Johnston, continue de travailler au cinéma (La Plus belle victoire, 2003, de Richard Loncraine ; Angel, 2006, de François Ozon ; Daybreakers, 2009, des frères Spierig ; Je te promets, 2010, de Michael Sucsy...), mais se tourne de plus en plus vers la télévision. Il joue notamment dans la première saison des Tudors (2007), dans la série Alcatraz (2012), dans les deux premières saisons de la série Peaky Blinders (2013-2014)…

Sam Neill dans la série Peaky Blinders

Parmi les derniers longs métrages tournés par Sam Neill, on citera Thor : Ragnarok (2016) et Thor : Love and Thunder (2021) de Taika Waititi (où il fait une simple apparition), Blackbird (2019) de Roger Michell (avec Susan Sarandon, Kate Winslet et Mia Wasikowska), Jurassic World : Le Monde d’après (2021) de Colin Trevorrow, La Porte magique (2023) de Jeffrey Walker, Assassin Club (2023) de Camille Delamarre… L’acteur a participé aussi à la série Netflix La Nature sauvage (2025) avec Eric Bana.

On devrait revoir Sam Neill parmi le casting de Godzilla x King : Supernova dont la sortie est prévue en 2027.

Publié dans Claps de fin

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