Robert Duvall (1931-2026)
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Acteur phare du nouvel Hollywood dans les années 1970 avec une carrière forte de plus de 80 longs métrages tournés pour le cinéma entre 1962 et 2022, l’Américain Robert Duvall, qui a réalisé également quatre films de fiction pour le grand écran, est décédé le 15 février 2024 à l’âge de 95 ans.
Robert Duvall débute au début des années 1960 à la télévision et fait ses premiers pas au cinéma en donnant la réplique à Gregory Peck dans Du silence et des ombres (1962) de Robert Mulligan. Il tient des seconds rôles dans Le Détective (1967) de Gordon Douglas, Bullitt (1968) de Peter Yates, M.A.S.H. (1969) de Robert Altman et travaille pour la première fois sous la direction de Francis Ford Coppola dans Les Gens de la pluie (1969).
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C’est George Lucas qui lui confie un premier rôle dans THX 1138 (1970), celui d’un ouvrier d’une société totalitaire et uniforme qui tente de se rebeller. Mais Robert Duvall accède à la notoriété en incarnant le fils adoptif de Vito Corleone (et avocat de la "famille") dans Le Parrain (1971), un rôle qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle et qu’il reprendra dans Le Parrain II (1974).
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Robert Duvall et Marlon Brando dans Le Parrain (1971)
Parallèlement, l’acteur campe Jesse James dans La Légende de Jesse James (1971) de Philip Kaufman, affronte Clint Eastwood dans Joe Kidd (1972), western de John Sturges, s’oppose à la mafia de Chicago dans Échec à l’organisation (1973) de John Flynn, fait une apparition dans Conversation secrète (1973) de Coppola, Palme d’or du festival de Cannes 1974.
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Robert Duvall, Nicol Williamson et Alan Arkin dans Sherlock Holmes attaque l'Orient Express (1976)
Après Le Parrain II, Robert Duvall tourne sous la direction de Sam Peckinpah (Tueur d’élite, 1975), Sidney Lumet (Network, 1976), John Sturges à nouveau (L’Aigle s’est envolé, 1976) et endosse le rôle du docteur Watson dans Sherlock Holmes attaque l’Orient Express (1976) d’Herbert Ross.
Engagé par Coppola dans l’aventure Apocalypse Now (1976-1977), Palme d'or du festival de Cannes 1979, Robert Duvall s’inscrit à jamais dans l’imaginaire des spectateurs avec la fameuse réplique : "J'aime l'odeur du napalm au petit matin".
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Dans le film, cette réplique intervient après que ledit personnage (photo ci-contre), commandant du 1er escadron du 9e régiment de cavalerie de l'armée américaine et passionné de surf, a lancé une attaque d'hélicoptères sur un village vietnamien. Pour ce rôle, l’acteur gagne une nouvelle nomination aux Oscars et le Golden Globe 1980 du meilleur acteur dans un second rôle.
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Au début des années 1980, Robert Duvall remporte l’Oscar et le Golden Globe du meilleur acteur en jouant un chanteur de country ancien alcoolique qui tente de trouver une vie plus apaisée dans Tender Mercies (1982) de Bruce Beresford.
Jusque dans les années 2010, l’acteur va enchaîner les films et devenir un second rôle de luxe auprès d’acteurs comme Robert Redford (Le Meilleur, 1984, de Barry Levinson), Sean Penn (Colors, 1988, de Dennis Hopper), Tom Cruise (Jours de tonnerre, 1990, de Tony Scott), Michael Douglas (Chute libre, 1992, de Joel Schumacher), John Travolta (Phénomène, 1996, de Jon Turteltaub ; Préjudice, 1998, de Steven Zaillian), Nicolas Cage (60 secondes chrono, de Dominic Sena), Kevin Costner (Open Range, 2003, de Kevin Costner), Robert Downey Jr. (Le Juge, 2013, de David Dobkin)…
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Robert Duvall, qui tient encore des rôles importants dans Le Bateau-phare (1985) de Jerzy Skolimowski (aux côtés de Klaus-Maria Brandauer) ou La Servante écarlate (1989) de Volker Schlöndorff, réalise lui-même Le Prédicateur (1997) en se mettant en scène dans le rôle d’un prédicateur pentecôtiste zélé trop jaloux, puis Assassination Tango (2002), où il est un tueur professionnel passionné de danse, et Wild Horses (2014). (Il avait signé en 1983 un premier film, Angelo My Love, présenté hors compétition à Cannes.)
Robert Duvall était apparu une dernière fois en 2022 dans Le Haut du panier de Jeremiah Zagar, un film sur le basket-ball diffusé sur Netflix. Pour la télévision, Robert Duvall avait notamment incarné Eisenhower (Ike, 1979), Staline (Staline, 1993), Golden Globe du meilleur acteur dans un téléfilm ou une minisérie à la clé, et Eichmann (L’Homme qui a capturé Eichmann, 1996). En 1990, l'acteur avait été couronné du Golden Globe du meilleure acteur dans un téléfilm pour la série Lonesome Dove (1989).