La BO du soir n°529 : Elephant
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Palme d’or du festival de Cannes 2003 et Prix de la mise en scène lors ce même festival, Elephant (2002), réalisé par Gus Van Sant, revient sur le fait divers de la fusillade de Columbine de 1999 au cours de laquelle douze étudiants et un professeur ont été abattus par deux adolescents.
Quatre parties structurent l'œuvre : les trois premières se passent dans une même unité de temps et se clôturent par le même son de clic de l'appareil photo d'un lycéen photographe. Ces trois boucles temporelles permettent de revivre la même scène selon des points de vue différents, chacune révélant une information partielle. La dernière partie s’articule autour du carnage.
L’un des tueurs nommé Alex, qui est l’objet de brimades, apprend le piano et la musique de Beethoven utilisée par Gus Van Sant est en fait associée à ce même Alex (on le voit un moment apprendre la Lettre à Élise). Mais le spectateur ne le sait pas encore quand le 1er mouvement de la Sonate au clair de lune (toujours de Beethoven) plane au-dessus du campus lors d’un plan-séquence (en fait deux) dans une sorte de marche funèbre où la caméra suit un dénommé Nathan, croisant plusieurs autres élèves, pour rejoindre sa petite amie Carrie. Lorsque la musique s’arrête, il ne reste à Nathan et Carrie que quelques minutes à vivre.