Henry Jaglom (1938-2025)

Publié le par lefilmdujour

Pour son premier long métrage (Un coin tranquille, 1971) en tant que réalisateur, Henry Jaglom avait pu réunir à l'affiche Orson Welles et Jack Nicholson. Scénariste et également acteur, il est décédé le 22 septembre 2025 à l’âge de 87 ans.

Né en Grande-Bretagne, mais élevé aux États-Unis, Henry Jaglom passe par l’Actors Studio avant de s’installer à Hollywood à la fin des années 1960. On le voit alors dans des séries TV et dans un certain nombre de films de la contre-culture comme Un monde psychédélique (1968) de Richard Rush (avec Dean Stockwell, Jack Nicholson et Bruce Dern), Vas-y fonce (1970) signé par Jack Nicholson lui-même, The Last Movie (1971) de et avec Dennis Hopper

En tant que réalisateur, Henry Jaglom est largement influencé par la vision de 8 ½ (1962) de Fellini et son cinéma, qui repose fortement sur l’improvisation, s’appuie sur ses expérience personnelles. Ayant participé au montage d’Easy Rider (1968) de et avec Dennis Hopper, il signe sa première réalisation en 1971 avec Un coin tranquille, histoire d’une jeune femme mentalement perturbée (Tuesday Weld), réfugié dans un passé où elle aurait rencontré un mystérieux magicien (Orson Welles, dont Henry Jaglom était un ami proche) et aspirant à une innocence perdue.

Son film suivant, Tracks, sorti en 1976, avec Dennis Hopper dans le rôle d'un vétéran du Vietnam, est l'un des premiers films américains à aborder les retombées psychologiques du conflit. Malgré l’échec critique et commercial de ses deux premiers films, Henry Jaglom, tenant d’un cinéma farouchement indépendant, signera une vingtaine de longs métrages, dont quelques-uns sont sortis sur les écrans français comme Eating – Le Dernier secret des femmes (1990), film qui traite de la relation qu’entretiennent les femmes avec la nourriture. Trois de ses œuvres ont également été présentées dans la section Un certain regard lors du festival de Cannes (Sitting Ducks, 1980 ; Can She Bake a Cherry Pie, 1983, avec Karen Black et Frances Fisher ; Someone to Love, 1987).

A noter que Jaglom joue dans quatre de ses films les plus personnels : Always (1985), Someone to Love, avec Orson Welles dans sa dernière apparition au cinéma, New Year's Day (1989), avec un certain David Duchovny, et Venice/Venice (1992). Last Summer in the Hamptons (1995), qui pose un regard tchékhovien sur la vie d'une famille de théâtre, marque le dernier rôle à l’écran de l’actrice Viveca Lindfors, tandis que Déjà Vu (1997) est le seul film où Vanessa Redgrave et sa mère Rachel Kempson, également actrice, apparaissent ensemble. Festival in Cannes (2002) a été entièrement tourné pendant le Festival de Cannes 1999.

Publié dans Claps de fin

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