La pépée du jour n°10 : Véronique Vendell (1942-)

Publié le par lefilmdujour

La pépée du jour n°10 : Véronique Vendell (1942-)
« Mais qui peut bien être cette Véronique Vendell ? » vous entends-je marmotter alors que votre esprit sonde désespérément la collection de gros nénés enfouie au fin fond de votre mémoire reptilienne. Eh bien, sachez que cette ravissante pépée blonde connut son heure de gloire dans les années soixante et qu’elle fut même affublée du surnom de Bardot numéro deux (dans un style quand même un peu plus populo...). Véronique Vendell réussit même à décrocher la couverture du magazine "Jours de France" ! Tout ça pour vous signifier que VV, c’était quand même pas de la gnognotte.
La pépée du jour n°10 : Véronique Vendell (1942-)

Non, ce n’est pas la célèbre B.B. C’est V.V., pour Véronique Vendell !

Née en 1942, la charmante Véronique débute sa carrière en 1961 avec un petit rôle non crédité dans Les amours célèbres de Michel Boisrond, film à sketches et en costumes avec au générique quatre stars de l’époque (Dany Robin, Brigitte Bardot, Simone Signoret et Annie Girardot).
La starlette monte doucement en puissance en faisant feu de tous ses charmes et en appâtant le spectateur avec ses appétissants appas. On la voit ainsi longuement en soutif et slibard hyper-ajustés aux côtés de Michèle Morgan et de Gabriele Ferzetti dans Rencontres (Agostini, 1961). C’est d’ailleurs le seul intérêt d’un film par ailleurs parfaitement soporifique…
La pépée du jour n°10 : Véronique Vendell (1942-)

Véronique Vendell connut une gloire éphémère dans les années 60

On la remarque en prostituée française au lit avec le roi d'Angleterre Henry II (Peter O'Toole) dans Becket (Glenville, 1964), puis auprès de Paul Meurisse, Bernard Blier et Jean Lefebvre dans Quand passent les faisans (Molinaro, 1965), titre qui ironise sur la Palme d'or 1958 intitulée Quand passent les cigognes et signée par le russe Mikhail Kalatozov. Dans L'homme de Mykonos (Gainville, 1965), l'actrice en herbe fricote ensuite avec Gabriele Tinti, futur époux de l’Emanuelle noire Laura Gemser (voir Emanuelle et les derniers cannibales), et Anne Vernon, première épouse de Robert Badinter (là, on change de catégorie…).
Dans la foulée, elle partage l’affiche de Je la connaissais bien... (Pietrangeli, 1965) avec Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy et Nino Manfredi. A cette époque, le titre de gloire de Véronique Vendell, c'est un premier rôle (féminin bien sûr) face à Robert Hirsch dans Martin soldat (Deville, 1966).
La pépée du jour n°10 : Véronique Vendell (1942-)

Les unes de l’époque sont encore là pour nous rappeler le charmant minois de Véronique Vendell (image : kpitalrisk.free.fr)

Véronique Vendell pointe également au générique de La nuit des généraux (Litvak, 1966), enquête sur un tueur de prostituées dans Varsovie occupée par les nazis en 1942. Elle participe aussi au film à sketches Les sorcières (1967) dans le segment réalisé par Luchino Visconti, au kitschissime Barbarella (Vadim, 1968, avec Jane Fonda dans le rôle-titre) et au Mayerling (1968) de Terence Young avec Omar Sharif et Catherine Deneuve. Bref, la belle blonde ne chôme pas, mais, rien à faire, Véro n’arrive pas à percer au plus haut niveau !
Mais voilà qu’un événement va changer la vie de Véronique. Elle rencontre en effet le producteur allemand de films de série B Wolf Hartwig, déjà impliqué dans ces impérissables joyaux du cinéma mondial que sont Poupées d’amour (Jugert, 1959), La fille aux hanches étroites (Kai, 1960), FBI contre l’œillet chinois (Zehetgruber, 1964), Ça casse à Caracas (Baldi, 1966) et Coup de gong à Hongkong (Roland, 1966) (j’ai résumé le parcours de l’artiste…).
Véronique Vendell tombe sous le charme et épouse le monsieur. Sur ce, l’actrice franchit le Rhin pour tâter du teuton... Voilà pourquoi nous retrouvons notre amie en 1968 au casting d’un film historique gentiment polisson comme La tour de Nesles de Franz Antel (alias François Legrand), aux côtés de Pascale Petit et d’un Jean Piat en vacance des Rois maudits. Véronique Vendell remet ça, mais en vedette cette fois-ci, dans Une pucelle en or (Rabenalt, 1969) d’après Crébillon fils (!), long métrage également connu sous le titre autrement plus fleuri Au secours, je suis aimé par une vierge ! On n'ose pas commenter...
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VV dans Une pucelle en or ! Avec un charmant W au niveau du décolleté… (image : www.cyranos.ch)

En 1970, Véronique Vendell confirme dans la friponnerie de bon aloi avec le policier Je couche avec mon assassin (1970). Un film à mettre au crédit de l'allemand Wolfgang Becker, un réalisateur qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme débarqué sur terre en 1954 et réalisateur de Goodbye Lenin!, succès surprise du cinéma allemand en 2003. Selon les connaisseurs, Je couche avec mon assassin est une coproduction germano-française d'assez bonne facture. « Cet habile suspense criminel qui a pour cadre la région de Munich, intrigue, séduit, puis épate franchement le visionneur », n’hésite pas à écrire le rédacteur en charge du site www.clubdesmonstres.com/allemagne.
Sous l’égide de son Wolf de mari, Véronique Vendell s’enferme dans le cinéma allemand de consommation courante en ce début des années 70, loin des Fassbinder, Schlöndorff et autres Herzog qui sont en train de secouer la cinéphilie mondiale. L’actrice pointe ainsi dans des films érotiques à tendance sociologique très à la mode outre-Rhin comme L’amour en vacances (Hofbauer, 1971) ou Que font ces dames quand leurs maris bossent ? (Hofbauer, 1971).
Elle participe également à quelques films policiers aux petits bras tels que Salopards en enfer (Roland, 1972) ou Une Chinoise aux nerfs d'acier (Roland, 1972). La belle fait aussi quelques tentatives italiennes avec des réalisateurs de renom (Une poule, un train et quelques monstres, Risi, 1969 ; Le fouineur, Scola, 1969 ; Miracle à l'italienne, Manfredi, 1970 ; Supertémoin, Giraldi, 1971), mais la sauce ne prend pas vraiment. Pour Véronique Vendell, le train de la notoriété est passé… et elle l’a loupé.
La pépée du jour n°10 : Véronique Vendell (1942-)

La percée d'Avranches (McLaglen, 1979), dernière apparition sur grand écran de Véronique Vendell. Si, si, regardez bien ! Son nom est tout en bas de l'affiche (www.cinemaffiche.com)

La pulpeuse blondinette s’éloigne alors quasi définitivement du cinéma. On ne la verra plus que dans deux coproductions internationales majeures dans lesquelles est impliqué son époux Wolf Hartwig : Croix de fer (1976) de l'américain Sam Peckinpah (avec James Coburn et James Mason) et La percée d'Avranches (1979) d’Andrew McLaglen (avec Richard Burton et Robert Mitchum). Depuis, plus rien. La belle a définitivement déserté les écrans de cinéma.
Ci-dessous, le début de Je couche avec mon assassin avec Véronique Vendell assise sur les genoux du conducteur !

Publié dans La pépée du jour

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