Dominique Wilms (1930-2025)
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Femme fatale des polars français du samedi soir dans les années 1950, l’actrice française Dominique Wilms, de son vrai nom Claudine Maria Célina Wilmes, est décédée le 17 septembre 2025 à l’âge de 95 ans.
Après des études à l’école des Beaux-Arts de Paris, Dominique Wilms est remarquée par le réalisateur Edmond T. Gréville qui la recommande auprès de Bernard Borderie qui s’apprête à tourner un Lemmy Caution (le héros des romans policiers de Peter Cheyney) avec Eddie Constantine.
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Avec le rôle-titre de La Môme vert-de-gris (1952), l’actrice débutante séduit tous les spectateurs et elle devient l’incarnation de la femme fatale élégante et mystérieuse des polars français à l’image d’une Veronika Lake aux États-Unis.
En une dizaine d’années, Dominique Wilms va tourner une vingtaine de films en France, en Italie et en Allemagne. Elle est ainsi aux génériques de plusieurs longs métrages avec Eddie Constantine (Les Femmes s’en balancent, 1953 ; Le Grand bluff, 1957 ; Ça peut toujours servir, 1959) et tient le haut de l’affiche de polars, de comédies policières ou de thrillers.
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On citera Les Clandestines (1954) de Raoul André (avec Philippe Lemaire, Nicole Courcel et Maria Mauban), Les Pépées font la loi (1954) du même réalisateur, Pas de coup dur pour Johnny (1954) d’Émile Roussel, Les Assassins du dimanche (1955) d’Alex Joffé (avec Barbara Laage et Jean-Marc Thibault), Et par ici la sortie (1956) de Willy Rozier (avec Tony Wright), Y en a marre (1958) d’Yvan Govar (avec Pierre Trabaud et René Dary), Chaque minute compte (1959) de Robert Bibal (avec Raymond Souplex), Deuxième bureau contre terroristes (1959) de Jean Stelli (avec Frank Villard et une certaine Nadine Tallier, future Nadine de Rothschild).
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Dominique Wilms participe également à deux films d’aventures exotiques aux côtés de l’acteur Jean Gaven, qui devient son mari : La Rivière des 3 jonques (1956) d’André Pergament et Les Aventuriers du Mékong (1957) de Jean Bastia (photo ci-contre).
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On la voit encore dans un péplum (Jules César, conquérant de la Gaule, 1962, de Tanio Boccia, avec Cameron Mitchell, Rik Battaglia et Rafaella Carrà), un OSS 117 (Banco à Bangkok pour OSS 117, 1964, d’André Hunebelle) et dans le film d’espionnage Carré de dames pour un as (1966) de Jacques Poitrenaud (avec Sylva Koscina, Catherine Allégret, Laura Valenzuela et Roger Hanin). Mais le cœur n’y est plus, tous ces rôles enfermant l’actrice dans des rôles stéréotypés.
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Dominique Wilms abandonne le cinéma à la fin des années 1960 pour se consacrer à ce qui fut sa première passion : l’histoire de l’art, la peinture et la restauration d’œuvres. Après des études à l’École du Louvre, Dominique Wilms va alors consacrer sa vie à collectionner et restaurer des œuvres d’art. Sa collection a été vendue aux enchères le 26 septembre 2025.