Terence Stamp (1938-2025)
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Jeune matelot à la beauté frappante autour duquel se déchaînent les passions dans l’un de ses tout premiers films, Billy Budd (1962), réalisé par Peter Ustinov d'après le roman d'Herman Melville, puis jeune homme solitaire et perturbé qui capture une étudiante en art (Samantha Eggar) dans L’Obsédé (1965) de William Wyler, et ange visiteur et perturbateur d’une famille de la grande bourgeoisie milanaise dans Théorème (1968) de Pier Paolo Pasolini, l’acteur britannique Terence Stamp est décédé le 17 août 2025 à l’âge de 87 ans.
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Terence Stamp dans L'Obsédé (1965)
Dès les années 1960, le talent de Terence Stamp est reconnu et salué par une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et un Golden Globe de la révélation masculine pour Billy Budd et un Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes pour L’Obsédé.
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Terence Stamp dans Théorème (1968)
Au cours de cette même décennie 1960, outre Pasolini pour Théorème (où son personnage séduit Silvana Mangano et Anne Wiazemsky entre autres), il travaille aussi avec Joseph Losey pour la comédie policière Modesty Blaise (1976) aux côtés de Monica Vitti et Dirk Bogarde, et John Schlesinger pour le mélodrame historique Loin de la foule déchaînée (1967) face à Julie Christie. Deux films qui lui donnent une réputation de dandy à l’écran et à la ville.
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Terence Stamp est Toby Dammit pour Fellini en 1967
Après le drame social Pas de larmes pour Joy (1967), le premier long métrage de fiction de Ken Loach, et la déception de sa non-retenue par Antonioni pour le rôle principal de Blow Up (1966), finalement attribué à David Hemmings, Terence Stamp s’installe en Italie et tourne coup sur coup l’épisode Toby Dammit (ou Ne pariez pas votre tête avec le Diable) réalisé par Fellini pour Histoires extraordinaires (1967), le western El Gringo (1968) de Silvio Narizzano, Théorème de Pasolini et Une saison en enfer (1971) de Nelo Risi où il joue Rimbaud face à Jean-Claude Brialy en Verlaine.
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Les années 1970 éloignent l’acteur du cinéma où il apparaît de loin en loin, face à Jeanne Moreau dans Hu-Man (1974), un film fantastique oublié de Jérôme Laperrousaz, ou aux côtés de Laura Antonelli dans le mélodrame Divine créature (1975) de Giuseppe Patroni-Griffi. Il est de l’aventure des Rencontres avec des hommes remarquables (1978) de Peter Brook et joue le général Zod dans Superman (1978) de Richard Donner et Superman II, l’aventure continue (1980) de Richard Lester, avec Christopher Reeve dans le rôle du superhéros.
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C’est au milieu des années 1980 que Terence Stamp renoue véritablement avec le cinéma en s’appropriant des seconds rôles de luxe dans des films comme The Hit (1984) de Stephen Frears, L’Affaire Chelsea Deardon (1986) d’Ivan Reitman, Le Sicilien (1987) de Michael Cimino, Wall Street (1987) d’Oliver Stone, L’Affaire Karen McCoy (1992) de Russell Mulcahy…
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L’acteur étonne alors dans le rôle d’une femme transgenre embringuée dans un périple en bus de 2 000 km à travers l’Australie dans Priscilla, folle du désert (1994) de Stephan Elliott (photo ci-contre), fait face à une autre figure des années 1960, Peter Fonda, avec le rôle-titre de L’Anglais (1999) de Steven Soderbergh, et travaille avec des réalisateurs français (Bernard Rapp pour Tiré à part, 1996, Yvan Attal pour Ma femme est une actrice, 2001)…
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Terence Stamp et Peter Fonda dans L'Anglais (1999)
Dans les années 2000 et 2010, Terence Stamp continuera de travailler régulièrement pour le grand écran et tournera encore plus d’une vingtaine de films et notamment par deux fois sous la direction de Tim Burton (Big Eyes, 2014 ; Miss Peregrine et les enfants particuliers, 2015).
Pour sa dernière apparition à l’écran, l’acteur avait fait un retour par procuration dans le Swinging London des années 1960 en interprétant le personnage âgé joué jeune par Sam Claflin dans Last Night in Soho (2019) d’Edgar Wright. (Le film marque aussi la dernière apparition à l’écran de Diana Rigg décédée en 2020.)