Béla Tarr (1955-2026)
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Considéré comme un cinéaste contemporain majeur et une figure incontournable du cinéma contemplatif (dont l’esthétique est caractérisée par un style minimaliste avec peu ou pas de narration), à l’instar d’un Andrei Tarkovski, d’un Michelangelo Antonioni, d’un Miklos Jancso, d’un Alexandre Sokourov ou d’un Theo Angelopoulos, le réalisateur hongrois Béla Tarr est décédé le 6 janvier 2026 à l’âge de 70 ans des suites d'une longe maladie.
Béla Tarr est particulièrement connu pour Satantango (1991-1994), film de sept heures sur le déclin moral et l’effondrement du communisme en Europe de l’Est, et adaptation d’un roman du Prix Nobel de littérature 2025 Laszlo Krasznahorkai avec qui il a collaboré régulièrement.
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Réalisateur d’une dizaine de longs métrages pour le cinéma, filmés en général en noir et blanc, Béla Tarr avait fait ses adieux au cinéma avec Le Cheval de Turin (2011), Ours d’argent du festival de Berlin et regard libre sur l’événement ayant déterminé la fin de la vie de Nietzsche.
On lui doit aussi, entre autres, le documentaire consacré au réalisme socialiste Le Nid familial (1979), les drames psychologiques L’Outsider (1980) et Damnation (1987), film où le réalisateur radicalise sa démarche artistique avant le monument Satantango, l’essai Les Harmonies Werckmeister (2000) et L’Homme de Londres (2006), adapté d’un roman de Simenon. L
’œuvre de Béla Tarr a été saluée par des cinéastes comme Gus van Sant et Martin Scorsese.