Catherine Samie (1933-2026)

Publié le par lefilmdujour

Molière d’honneur en 1998, la comédienne Catherine Samie, qui a fait l’essentiel de sa carrière à la Comédie-Française en entrant à 23 ans dans la maison de Molière et en y interprétant 133 rôles au cours de cinquante ans de présence, est décédée le 11 janvier 2026 à l’âge de 92 ans.

Sur grand écran, Catherine Samie est apparue dans quelque 35 longs métrages entre Pot-Bouille (1957) de Julien Duvivier et Links of Life (2019) de Marie-Hélène Roux.

Peu de rôles de premier plan toutefois au cinéma, à l’exception de quelques films comme La Grande Paulette (1971) de Gérald Calderon aux côtés de Michael Lonsdale (les deux acteurs forment un couple sans enfant qui s’achètent une poupée gonflable), Un ange au paradis (1973) de Jean-Pierre Blanc aux côtés de Michel Aumont (où l’actrice joue une ex-prostituée obligée de reprendre son ancien travail alors que son mari s’éprend d’un travesti) et de La Dernière lettre (2002), rare fiction du documentariste Frederick Wiseman.

La Dernière lettre est un monologue théâtral tiré de l’un des passages le plus célèbres du roman de Vassili Grossman Vie et destin, en l'occurrence la dernière lettre d’une mère juive à son fils lors de l’entrée des nazis en Ukraine en 1941.

Au cinéma, Catherine Samie a notamment travaillé sous la direction de Vittorio De Dica (Sept fois femme, 1966), Claude Lelouch (La Vie, l’amour, la mort, 1968), Michel Audiard (Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais… elle cause, 1969 ; Elle cause plus… elle flingue, 1972), Pierre Richard (Le Distrait, 1970) (photo ci-dessus), Pierre Granier-Deferre (L’Ami de Vincent, 1983), Annick Lanoë (Les Nanas, 1984), Josiane Balasko (Ma vie est un enfer, 1991 ; Gazon maudit, 1994), James Ivory (Jefferson à Paris, 1994 ; Le Divorce, 2002), Coline Serreau (La Belle verte, 1996), Albert Dupontel (Bernie, 1996), Joyce Bunuel (Salsa, 1999), Robin Campillo (Les Revenants, 2004), Richard Berry (L’Immortel, 2009), Dominique Moll (Des nouvelles de la planète Mars, 2015), Elie Chouraqui (L’Origine de la violence, 2015).

Publié dans Claps de fin

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