Ahn Sung-ki (1952-2026)

Publié le par lefilmdujour

Acteur coréen ayant débuté enfant, Ahn Sung-ki, qui a joué dans une centaine de longs métrages, travaillé à plusieurs reprises avec le réalisateur Im Kwon-taek (qui a ouvert le cinéma coréen au monde), et participé au premier film sud-coréen à franchir la barre des dix millions de spectateurs (Silmido, 2003, de Kang Woo-seok), est décédé le 5 janvier 2025 à l’âge de 74 ans.

Ahn Sung-ki n’est âgé que de huit ans lorsqu’il incarne le jeune fils d’un professeur de piano dans La Servante (1960) de Kim Ki-young, film qui décrit l’histoire d’une servante qui séduit son maître (ledit professeur de piano) et détruit sa famille. Selon Les Fiches du cinéma, « le film est à l’Asie ce que Psychose est à l’Occident : la pierre fondatrice du cinéma d’épouvante ».

Après ses études, Ahn Sung-ki (ou Ahn Songgi) revient au cinéma à la fin des années 1970 et tourne pour la première fois sous la direction d’Im Kwon-taek dans Deux moines (a.k.a. Mandala) (1981) ; il y interprète un jeune moine bouddhiste à la recherche d’un accomplissement spirituel qui rencontre lors d’un voyage un moine âgé qui se distingue par sa conduite originale. L’acteur est aussi au générique du film Ivre de femmes et de peinture (2002) d’Im Kwon-taek, Prix de la mise en scène au festival de Cannes 2002 ; il est l’homme fortuné et esthète qui prend en charge celui qui deviendra le peintre Jang Seung-eop (dit Owon) qui vécut à la fin du XIXe siècle (joué dans le film par Choi Min-sik).

Ahn Sung-ki dans Deux moines (1981)

Parmi les autres longs métrages tournés par Ahn Sung-ki, qui « a su alterner des films artistiquement ambitieux et des productions purement commerciales comme la triomphale saga des Two Cops au début des années 1990 » (Dictionnaire du cinéma asiatique, Éditions Nouveau Monde), on citera Les Gens d’un bidonville (1982) de Bae Chang-ho, Les Partisans du sud (1990) de Chung Ji-young, L’Île étoilée (1993) de Park Kwan-su, Prix du public lors du festival des 3 continents de Nantes en 1994, Les Monts Taebaek (1994) d’Im Kwon-taek, présenté en compétition au festival de Berlin 1995, Sur la trace du serpent (1999), film policier de Lee Myung-se où l'acteur incarne un tueur mutique et invincible, Musa, la princesse du désert  (2001) de Kim Sung-su (avec Zhang Zi-yi dans le rôle-titre), le film d’action mâtiné d’arts martiaux Arahan (2004) de Ryoo Seung-wan et le mélodrame historique Duelist (2005) de Lee Myung-se.

Ahn Sung-ki dans The Divine Fury (2019)

L’acteur est aussi aux génériques de May 18 (2007) de Kim Ji-boon, qui s’appuie sur les événements du soulèvement de Gwanghju en 1980 contre le coup d’état militaire, Sector 7 (2011), film d’horreur de Kim Ji-hoon, Revivre (2014) d’Im Kwon-taek, présenté à la Mostra de Venise, L’Honneur des guerriers (2015),de Kazuaki Kiriya, inspiré de la légende japonaise des 47 rônin avec Clive Owen et Morgan Freeman, The Divine Fury (2019) de Kim Joo-hwan (où il est un prêtre exorciste qui s’associe avec un champion d’arts martiaux) ou encore le film historique Hansan : la Bataille du dragon (2022) de Kim Han-min.

Publié dans Claps de fin

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