Menahem Golan (1929-2014)

Publié le par lefilmdujour

Menahem Golan (1929-2014)
L’israélien Menahem Golan, qui fut l’un des deux piliers de la compagnie de production cinématographique Cannon (l’autre étant son cousin Yoram Globus), est décédé le 8 août 2014 à l’âge de 85 ans.
Célèbre dans les années 1980, la Cannon fut la société qui produisit un grand nombre de films musclés avec des acteurs - tout aussi musclés - comme Charles Bronson (Un justicier dans la ville 2, Le justicier de minuit, Le justicier de New York, La loi de Murphy, Le justicier braque les dealers, Le messager de la mort…), Chuck Norris (Portés disparus 1, 2 et 3, Invasion USA, Delta Force, Le temple d’or…), Sylvester Stallone (Cobra, Over The Top) ou le tout jeune Jean-Claude Van Damme (Tous les coups sont permis, Cyborg).
Menahem Golan (1929-2014)
La Cannon, c’est aussi le filon des films d’arts martiaux truffés de « ninjas » occidentaux comme L’implacable ninja (1980) avec Franco Nero, American Warrior 1 (1985) et 2 (1986) ou Le ninja blanc (1987) avec Michael Dudikoff. Mais la Cannon, aux ambitions alors démesurées, c’est encore des films de prestige signés par des réalisateurs de très grand renom.
Dans les années 1980, Menahem Golan n’hésite pas à signer avec Andreï Kontchalovski (Maria’s Lovers, 1984 ; Runaway Train, 1985 ; Le bayou, 1987), John Cassavetes (Love Streams, 1984), Robert Altman (Fool for Love, 1985), Franco Zeffirelli (Otello, 1986), Jerry Schatzberg (La rue, 1986), Barbet Schröder (Barfly, 1987), Jean-Luc Godard (King Lear, 1987), etc. 1989 sonna la fin de la Cannon, acculée à la faillite et rachetée par le financier aujourd’hui tombé en disgrâce Giancarlo Peretti…
Menahem Golan (1929-2014)
Menahem Golan mena également une activité de réalisateur avec une quarantaine de longs métrages signés entre 1963 et 2008. On lui doit notamment Lepke le caïd (1974) avec Tony Curtis, évocation historique d’un gangster juif « particulièrement réussie » (selon le Dictionnaire du cinéma de Jean Tulard), Opération Thunderbolt (1977) avec Assaf Dayan, Klaus Kinski et Sybil Danning (photo ci-dessus), célébration du raid des forces armées israéliennes sur l’aéroport ougandais d’Entebbe, et Le magicien de Lublin (1978) avec Alan Arkin, Louise Fletcher et Shelley Winters, d’après le roman d’Isaac Bashevis Singer.
C’est également Menahem Golan qui réalisa lui-même, avec un certain savoir-faire, L’implacable ninja (1980), Delta force (1985) et Over The Top (1987). On lui doit aussi une adaptation cinématographique de l’opéra de Kurt Weill L’opéra de quat’sous (1989) avec Julia Migenes-Johnson. Menahem Golan s’était déplacé sur l'édition 2014 du Festival de Cannes où a été projeté le documentaire Go Go Boys, d'Hila Medalia, qui retrace les grandes heures de la Cannon et qui sortira sur les écrans français le 22 octobre.

Publié dans Claps de fin

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