Mariangela Giordano (1937-2011)

Publié le par lefilmdujour

Actrice spécialisée dans le cinéma de genre italien des années 1960 et 1970 comme le western spaghetti, le décamérotique, le giallo et l’épouvante, l’Italienne Mariangela Giordano, parfois créditée sous le nom de Mary Jordan ou Mary Gordon, est décédée le 16 juillet 2011 à l’âge de 73 ans.

L’actrice débute sa carrière sur grand écran au milieu des années 1950 et enchaîne les petits rôles pendant plus d’une dizaine d’années (et une vingtaine de films) avant que son nom apparaisse enfin sur l’affiche.

C’est notamment le cas pour les westerns Le Dernier pistolet (1964) de Sergio Bergonzelli (alias Serge Bergon), Avec Django, la mort est là (1968) d’Antonio Margheriti (alias Anthony Dawson) (voir affiche ci-contre), Trois croix pour ne pas mourir (1969) de Sergio Garrone (alias Willy S. Regan), réalisateur avec qui elle avait déjà tourné Une longue file de croix (1968), ou El Puro, la rançon est pour toi (1969) d’Edoardo Mulargia (alias Edward Muller).

Dans les années 1970, Mariangela Giordano travaille dans le genre éphémère du décamérotique, un sous-genre de la sexy-comédie à l'italienne qui rassemble des films d'époque (et de fesses) vaguement moyenâgeuse avec dialogues égrillards, situations coquines, blagues bien grasses, moines souvent lubriques, nonnettes promptement déculottées…  

Elle est ainsi aux génériques de films comme Décaméron 2 (1971) de Mino Guerrini, bouclé dans la foulée du succès remporté par le Décaméron (1970) de Pier Paolo Pasolini, Du Décaméron à Canterbury (1972) de Lucio Giachin (alias Lucio Dandolo) ou encore Le Dernier des Décamérons (a.k.a. Decaméron n°4) (1972) de Paolo Bianchini (alias Paul Maxwell).

Mariangela Giordano fait aussi un tour dans la sexy-comédie traditionnelle si l’on peut dire en se glissant dans Aïe toubib, ne coupez pas (1976) de Gianfranco Baldanello aux côtés de Maria-Pia Conti et Femi Benussi.

L’actrice reste toutefois connue pour avoir tourné à la fin des années 1970 dans deux films dits « hard gore » signés par Mario Landi (Giallo a Venezia, 1979 et Le Retour de Patrick, 1980), ainsi que dans deux films d’Andrea Bianchi (Malabimba, 1979, vague resucée de L’Exorciste, et Le Manoir de la terreur, 1980, où érotisme et zombies font mauvais ménage).

Mariangela Giordano dans Giallo a Venezia (1979)

On a pu apercevoir bien plus tard l’actrice dans Le Voyage du capitaine Fracasse (1990) d’Ettore Scola, La Secte (1991) de Michele Soavi, Même heure l’année prochaine (1993) de Gianfrancesco Lazotti, et même un Jesus Franco (Killer Barbys, 1996, où en comtesse, elle fait face au groupe de punk rock espagnol The Killer Barbies). C’est en 2005 dans Cuore sacro de Ferzan Öztepek que Mariangela Giordano avait fait sa dernière apparition sur grand écran.

Publié dans Claps de fin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article