Peter O'Toole (1932-2013)

Publié le par lefilmdujour

Peter O'Toole (1932-2013)
Inoubliable Lawrence d'Arabie dans le film réalisé en 1962 par David Lean, l’acteur d’origine irlandaise Peter O’Toole est décédé le 14 décembre 2013 à l’âge de 81 ans.
Peter O'Toole (1932-2013)
Venu du théâtre, théâtre auquel il continua de se consacrer toute sa vie, Peter O’Toole avait abordé le cinéma en 1959 avec L’enlèvement de David Balfour de Robert Stevenson. Mais sa renommée internationale naquit avec Lawrence d’Arabie, ses yeux bleus et son regard halluciné s’accordant à merveille à la destinée de T.E. Lawrence, officier britannique qui participa à la constitution d’une nation arabe indépendante. Le rôle valut à l’acteur sa première nomination à l’Oscar, une nomination qui fut suivie par sept autres...
Peter O'Toole (1932-2013)
En 1965 et en 1969, Peter O’Toole est distingué par l’Académie américaine pour son incarnation du roi anglais Henry II, d’abord dans Becket (Glenville, 1964) face à Richard Burton dans le rôle-titre, puis dans Un lion en hiver (Harvey, 1968), cette fois-ci face à Katharine Hepburn en Aliénor d’Aquitaine qui, elle, décrochera bien la statuette de meilleure actrice. Entre-temps, l’acteur avait interprété de façon remarquable l’aventurier désenchanté de Lord Jim (1964) de Richard Brooks. Il avait également joué l’officier de la Wehrmacht soupçonné d’être un tueur de prostituées face à Omar Sharif dans La nuit des généraux (Litvak, 1966).
Peter O'Toole (1932-2013)
Peter O’Toole reçoit en 1970 une quatrième nomination à l’Oscar pour son rôle de professeur solitaire dans Au revoir, M. Chips (Ross, 1969) (photo ci-contre), puis une cinquième en 1973 pour son interprétation d’un noble anglais paranoïaque et schizophrène en butte aux agissements de sa famille mal intentionnée dans la comédie noire Dieu et mon droit (Medak, 1972). Alors qu’il souffre d’un cancer de l’estomac, l’acteur incarne aussi Don Quichotte dans L’homme de la Manche (Hiller, 1971) aux côtés de Sophia Loren/Dulcinée, Robinson Crusoé dans L’île du maître (1975) de Jack Gold, puis l’empereur Tibère dans l’inénarrable Caligula (1979), péplum semi-pornographique de Tinto Brass.
Peter O'Toole (1932-2013)
En 1981, Peter O’Toole récupère une sixième nomination à l’Oscar pour son interprétation de metteur en scène sadique dans le film policier Le diable en boîte (Rush, 1980). L’année suivante, il surprend en s’auto-parodiant, lui et ses excès alcooliques (même si le rôle fait plutôt penser à Errol Flynn), dans Où est passée mon idole ? (Benjamin, 1982) (photo ci-contre). Son jeu lui vaut d’ailleurs une septième nomination en 1983 ! Finalement, il aura fallu que Peter O’Toole attende encore vingt ans pour se voir remettre un Oscar d’honneur en 2003. Un Oscar accepté de mauvaise grâce, l’acteur s’estimant toujours dans la course pour en obtenir un vrai ! De fait, l’interprète de Lawrence d’Arabie reçut quatre ans plus tard une huitième nomination pour son rôle de vieil acteur lubrique dans Venus (Michell, 2007)…
Peter O'Toole (1932-2013)
Si les rôles de Peter O’Toole dans les années 1980, 1990 et 2000 sont plus anecdotiques, on se souviendra quand même de l’acteur en précepteur du dernier empereur de Chine dans Le dernier empereur (1987) de Bernardo Bertolucci (photo ci-contre), en propriétaire d’un château irlandais hanté dans High Spirits (Jordan, 1988), en acteur célèbre passant de mort à trépas et se retrouvant avec son assassin dans un au-delà étrange dans Les ailes de la renommée (Votocek, 1989), puis en roi Priam dans Troie (2003) d’Oliver Stone. En 2014, on devrait revoir une dernière fois Peter O’Toole sur grand écran en notable romain dans Catherine d’Alexandrie de Michael Redwood.

Publié dans Claps de fin

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