Maximilian Schell (1930-2014)

Publié le par lefilmdujour

Oscar du meilleur acteur pour son rôle d’avocat défendant les magistrats allemands de l’époque nazie dans Jugement à Nuremberg (Kramer, 1961), l’acteur et réalisateur suisse d’origine autrichienne Maximilian Schell est décédé le 1er février 2014 à l’âge de 83 ans.

Frère cadet de l’actrice Maria Schell (1926-2005), Maximilian Schell avait démarré sa carrière d’acteur au théâtre de Bâle avant de faire ses premiers pas devant une caméra de cinéma en 1955 dans Des enfants, des mères et un général, film allemand de Laszlo Benedek. Il débute à Hollywood deux ans plus tard en jouant un capitaine de la Wehrmacht aux côtés de Marlon Brando dans Le bal des maudits d’Edward Dmytryk.

Maximilian Schell et Marlon Brando dans Le bal des maudits (1957)

Mais c’est son rôle dans Jugement à Nuremberg qui lui donne une stature internationale grâce à l’Oscar raflé au nez et à la barbe de son partenaire Spencer Tracy, lui aussi nommé dans la même catégorie (Tracy interprète le juge américain qui préside aux débats du procès). Maximilian Schell avait déjà joué ce même rôle deux ans plus tôt dans un téléfilm.

Maximilian Schell et Richard Widmark dans Jugement à Nuremberg (1961)

Dans les années 1960, Maximilian Schell enchaîne les premiers rôles : criminel nazi planqué dans un grenier dans Les sequestrés d’Altona (1962) de Vittorio de Sica, jeune paysan maladroit devenu moine, puis saint, dans Miracle à Cupertino (Dmytryk, 1962), détrousseur de musée aux côtés de Melina Mercouri et Peter Ustinov dans Topkapi (Dassin, 1963), général de la Wehrmacht mélomane dans La symphonie des héros (Nelson, 1967), etc. Il participe à des films célébrés comme Le dossier Odessa (1974) de Ronald Neame, Croix de fer (1976) de Sam Peckinpah, Un pont trop loin (1977) de Richard Attenborough, Julia (1977) de Fred Zinnemann, film pour lequel il reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle, etc. Maximilian Schell se voit aussi décerner une nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour le rôle d’un ancien dignitaire nazi kidnappé par les Israéliens (rôle inspiré d’Adolf Eichmann) dans The Man in the Glass Booth (1975) d’Arthur Hiller.

Maximilian Schell et James Coburn dans Croix de fer (1976)

Maximilian Schell était également passé à la réalisation en 1970 avec Premier amour, film inspiré d’une nouvelle de Tourgueniev avec John Moulder-Brown et Dominique Sanda. Suivirent notamment Le piéton (1973), qui reçut le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, Double jeu (1978) avec Jon Voight et Jacqueline Bisset, Marlene (1984), documentaire très réussi sur Marlene Dietrich, ainsi qu’un beau portrait de Maria Schell alors diminuée (Maria, ma sœur, 2002).

Maximilian Schell devant un portrait de sa soeur, l'actrice Maria Schell, qui joua notamment le rôle-titre de Gervaise (1955) de René Clément

Comme acteur, on avait aussi vu Maximilian Schell en chasseur soviétique d’espions dans le thriller Avalanche Express (1978, Robson), en scientifique dans le film de science-fiction produit par Disney Le trou noir (Nelson, 1979), en patriarche mafieux russe new-yorkais, père de Tim Roth et Edward Furlong, dans Little Odessa (1994) de James Gray, en cardinal à la tête d’une équipe de chasseurs de vampires dans Vampires (1997) de John Carpenter, en père de Tea Leoni (et ex-époux de Vanessa Redgrave) dans le film-catastrophe Deep Impact (2007) de Mimi Leder.

Publié dans Claps de fin

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