Debbie Reynolds (1932-2016)

Publié le par lefilmdujour

Le décès brutal le 27 décembre dernier de sa fille, l’actrice et auteur Carrie Fisher, aura été fatal à Debbie Reynolds, hissée au firmament hollywoodien en 1952 face à Gene Kelly dans Chantons sous la pluie de Gene Kelly et Stanley Donen. L’actrice est décédée le 28 décembre 2016 à l’âge de 84 ans.

Elue Miss Burbank 1948, Debbie Reynolds avait été aussitôt engagée par Hollywood, séduit par « son physique de belle fille saine bien sous tous rapports et son entrain » (501 acteurs, éditions Omnibus). Souvent engagée pour jouer « la fille d’à-côté » (the girl next door) et dotée aussi de dons de chanteuse et de danseuse, Debbie Reynolds est créditée dès 1950 aux génériques de comédies musicales comme Trois petits mots de Richard Thorpe, Les heures tendres de Roy Rowland ou Les filles à papa de David Butler. Mais ce n’est qu’en 1952 aux côtés de Gene Kelly qu’elle danse pour la première fois sur grand écran (photo ci-dessous).

Debbie Reynolds retrouve Donald O’Connor, aussi à l’affiche de Chantons sous la pluie, dans Cupidon photographe (Weis, 1953), repasse devant la caméra de Stanley Donen dans Donnez-lui une chance (1954), s’affiche aux bras de Dick Powell dans La fugue de Suzanne (Tashlin, 1954), séduit Frank Sinatra dans Le tendre piège (Walters, 1955), batifole avec Eddie Fisher, épousé en 1955 dans la vraie vie, dans Le bébé de Mademoiselle (Taurog, 1956), joue un personnage d’Américaine moyenne un peu plus nuancé face à Curd Jürgens et John Saxon dans Le démon de midi (1957) de Blake Edwards et s’autoparodie quelque peu en donnant la réplique à Leslie Nielsen dans Tammy et le célibataire (Pevney, 1957), à Tony Randall dans Comment dénicher un mari (George Marshall, 1958) et à Glenn Ford dans Tout commença par un baiser (1959) et Un mort récalcitrant (1959), deux comédies de George Marshall.

Debbie Reynolds donne aussi la réplique à Bing Crosby et Robert Wagner dans L’habit ne fait pas le moine (Tashlin, 1959), à Tony Curtis dans Les pièges de Broadway (Mulligan, 1960) et Au revoir Charlie (Minnelli, 1964) (photo ci-contre) et à Fred Astaire dans Mon séducteur de père (Seaton, 1961). Elle décroche finalement une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour La reine du Colorado (Walters, 1964) et devient (bien avant Cécile de France) la nonne chantante dans Dominique (Koster, 1964).

Reconvertie à la télévision à la fin des années 1960 avec notamment The Debbie Reynolds Show qui triomphera deux saisons durant, Debbie Reynolds apparaîtra encore de temps en temps sur grand écran dans les années 1990 et 2000. Elle joue ainsi son propre rôle dans Body Guard (M. Jackson, 1992), incarne le rôle-titre de Mother (A. Brooks, 1996) et interprète la mère de Liberace/Michael Douglas dans Ma vie avec Liberace (2012) de Steven Soderbergh.

De son premier mariage avec Eddie Fisher (qui la quittera pour épouser Elizabeth Taylor), Debbie Reynolds avait eu une fille (Carrie Fisher, née en 1956) et un garçon (le producteur Todd Fisher, né en 1958). L’actrice s’était réconciliée sur le tard avec Elizabeth Taylor et les deux vedettes hollywoodiennes avait interprété en 2001, en compagnie de Shirley MacLaine et Joan Collins (photo ci-dessus), des stars de l’écran sur le retour dans Drôles de retrouvailles, un téléfilm coécrit par Carrie Fisher.    

Publié dans Claps de fin

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