Perrette Pradier (1938-2013)

Publié le par lefilmdujour

Perrette Pradier (1938-2013)
Jeune première du cinéma populaire français des années 1960, présente au théâtre dans les années 1970, régulièrement invitée à la télévision dans des émissions comme Les jeux de 20 heures, très grande spécialiste également du doublage de dessins animés et de comédiennes étrangères (Faye Dunaway, Kate Jackson, Jacqueline Bisset, Glenda Jackson, etc.), l’actrice française Perrette Pradier est décédée le 16 janvier 2013 à l'âge de 74 ans. Elle avait récemment été opérée d’un anévrisme.
Perrette Pradier (1938-2013)

Gérard Barray et Perrette Pradier dans Les trois mousquetaires (Borderie, 1961) (image: www.ivid.it)

Vue pour la première fois au cinéma dans Honoré de Marseille (Régamey, 1956), film à la gloire de Fernandel, Perrette Pradier s’était fait remarquer sur grand écran dans Les scélérats (Hossein, 1960), en jeune employée de maison au service d’un couple de riches Américains désespérés (Michèle Morgan et Robert Hossein). Elle avait retrouvé l’acteur/réalisateur dans Le jeu de la vérité (1961). La comédienne interpréta aussi Constance Bonacieux, amoureuse de d’Artagnan dans Les trois mousquetaires (1961), version Borderie, puis tourna pour Julien Duvivier (elle est l’épouse de Jean-Claude Brialy dans le thriller La chambre ardente, 1961) et pour Gérard Oury (Le crime ne paie pas, 1961). On la retrouva en pépée aux côtés d’Eddie Constantine dans Des frissons partout (André, 1963) et en épouse de proxénète dans L’amour à la chaîne (Givray, 1964).
Perrette Pradier (1938-2013)

Perrette Pradier dans Furia à Bahia pour OSS 117 (Hunebelle, 1965) (Uploaded with ImageShack.us)

Puis Perrette Pradier enchaîna les petits films d’espionnage comme L’homme d’Istanbul (Isasi-Isasmendi, 1964), Furia à Bahia pour OSS 117 (Hunebelle, 1965), Le judoka, agent secret (Zimmer, 1966), Intrigue à Suez (Heusch, 1966), etc. Après un petit rôle dans Un cri dans l’ombre (Guillermin, 1968), sombre histoire d’un complot cherchant à imposer le fascisme en Europe avec, quand même, Orson Welles à l’affiche, l’actrice n’apparaîtra quasiment plus sur grand écran. Mais on entendra encore sa voix dans la bouche d’actrices non francophones dans bon nombre de coproductions jusque dans les années 1990 (Ursula Andress dans Soleil rouge, Elke Sommer dans Dix petits nègres, Lauren Hutton dans Flagrant désir, etc.).

Publié dans Claps de fin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article