Lenny Barre se marre : Les bijoutiers du clair de lune

Publié le par lefilmdujour

Lenny Barre se marre : Les bijoutiers du clair de lune
Roger Vadim, 1957, disponible en DVD
Disons-le tout de suite. Brigitte Bardot est au sommet de sa beauté dans Les bijoutiers du clair de lune, film tourné en Espagne par celui dont, à l'époque, elle était déjà séparée. Habillée, en soutien-gorge et slip en dentelles, ou dans le plus simple appareil (toute poitrine dehors), BB - qui filait alors sur ses 23 ans - est tout bonnement sublime. Mais une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit. Car l'actrice, elle, n'est pas au top au niveau jeu et son rôle dans Les bijoutiers du clair de lune est très loin d'être sa meilleure prestation. D'ailleurs, Brigitte Bardot se moquait comme de l'an 40 de ce film. La belle se languissait surtout de son amour de l'époque (Jean-Louis Trintignant), resté à Paris...
Résumons en quelques mots l'intrigue, mélodramatique à souhait. Une jeune fille qui sort du couvent (BB, eh oui...) se rend chez son oncle et sa tante (l'élégante et gracieuse Alida Valli), gros propriétaires terriens en Espagne. Là, elle tombe amoureuse d'un garçon du village (le beau Stephen Boyd), apparemment spolié des années plus tôt par le tonton (aux sympathies franquistes évidemment). Le jeune homme tue le barbon, cède aux avances de l'épouse avant de la repousser, et finalement s'enfuit avec la jeune fille, la dame ayant lancé la police aux trousses des deux amoureux. Évidemment, tout ça finit très mal.
Dans Les bijoutiers du clair de lune, Roger Vadim filme une Espagne de carte postale avec tous les clichés du moment (hacienda, corrida, villages écrasés par le soleil, misère endémique de certaines régions isolées). D'une médiocrité confondante, les dialogues n'arrangent rien. Certaines scènes magnifiques tournées dans des paysages désertiques naturels sauvent néanmoins le film de la platitude. Au-delà de la plastique irréprochable de BB, l’œuvre vaut quand même le détour pour le jeu tout en sensualité contrainte d'Alida Valli (vue chez Hitchcock, Visconti, Antonioni, Franju et Bertolucci) et le jeu tout en fébrilité virile (et érotique, osons le mot) de Stephen Boyd (Massala dans le Ben Hur de William Wyler). Un acteur passé sans nul doute à côté d'une très grande carrière et disparu brutalement à seulement 45 ans.
Lenny Barre
Les bijoutiers du clair de lune est disponible en DVD chez René Chateau Vidéo.
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