Le Film du jour n°212 : Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?

Publié le par lefilmdujour

Le Film du jour n°212 : Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?
Titres originaux : Common Law Cabin - How much loving does a normal couple need ?
Un film américain de Russ MEYER (1967) avec Alaina Capri, Adele Rein, Babette Bardot, Ken Swofford, Jackie Moran...
Le Film du jour tient à vous rassurer tout de suite : Babette Bardot, l'une des actrices aux attributs mammaires fortement développés qui batifolent dans Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?, n'a strictement aucun lien de parenté avec notre Brigitte à nous. Pourtant, à l'époque, cette stripteaseuse suédoise née en 1940, vue aussi dans Mondo Topless (1966) du même Russ Meyer, évoquait un lointain cousinage avec l'héroïne de Et Dieu créa la femme. Qu'en pensez-vous ?
Le Film du jour n°212 : Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?

Voici une photo de Babette Bardot... Pensez-vous qu'il y a un air de ressemblance avec BB ? Eh oh ! C'est la tête qu'il faut regarder !

Réalisateur de Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?, Russ Meyer est à la poitrine féminine ce que Bayonne est au jambon cru, et ce que la France à la baguette de pain : un pléonasme. Né en 1922 et décédé en 2004, ce grand prêtre du nibard surdimensionné (mais 100% naturel) a fait balancer son cinéma au rythme des mouvements de plaques tectoniques auxquels étaient soumis les plantureux obus de ses actrices... et tout ça, avec l'amour du travail bien fait.
Les histoires du cinéma considèrent L'immoral M. Teas (1959), premier long métrage de Russ Meyer, comme le premier film ouvertement « déshabillé » (un nudie chez nos amis anglo-saxons) qui ait attiré l'attention de la critique dite sérieuse. Évidemment, à l'époque, seules ces dames faisaient tomber la culotte. Ces messieurs n'exposaient jamais leurs services trois pièces... Dans L'immoral M. Teas, le « héros » est un livreur à bicyclette (un livreur de... dentiers !) qui possède la capacité de dévêtir mentalement toutes les jolies filles qu'il croise... Il paraît qu'après deux ans d'exploitation, les projectionnistes avaient tant prélevé de pellicule sur les bobines qu'il ne restait pratiquement plus aucun plan des visions lubriques de Monsieur Teas...
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Le premier long métrage de Russ Meyer : tout est dit !

Avant de s'attaquer au cinéma, Russ Meyer s'était fait la main, si l'on peut dire, comme photographe spécialisé dans la pin-up effeuillée, notamment pour le magazine Playboy. Fort du bon accueil de son premier long métrage, l'homme enchaîne rapidement les films, toujours un peu sur le même modèle (un zeste d'humour, une pincée de psychologie et une grosse rasade d'érotisme fortement calibré). Mais ce n'est qu'en 1964 - et avec Lorna, l'incarnation du désir (tout un programme) - que Russ Meyer renoue vraiment avec le succès commercial. Avec Lorna, la recette du réalisateur se complexifie quelque peu, même si l'ingrédient principal (l'hypertrophie mammaire) ne change pas... pour le plus grand plaisir des spectateurs évidemment. Les scènes de sexe sont désormais insérées dans des mélos débridés, saupoudrés de violences pittoresques et bouclés avec un bain de sang !
Avec Le désir dans les tripes, Faster, Pussy Cat ! Kill ! Kill ! et Motor Psycho, les trois films que Russ Meyer met en boîte en 1965, les femmes deviennent agressives, sexuellement insatiables, parfois victimes de viol, mais bien décidées à assouvir leurs fantasmes... avec ou sans hommes ! Dans le célébrissime Faster, Pussy Cat ! Kill ! Kill ! joué par les terribles Tura Satana, Haji et Lori Williams, ce sont trois strip-teaseuses - à qui on ne la fait pas et qui en ont sous le capot - qui mènent la vie dure à un vieillard hémiplégique libidineux et à son petit-fils culturiste attardé mental... Un must à ajouter dare-dare à votre DVDthèque !
Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?, l’histoire : Après s'en être mis plein les poches avec un bijou volé non réclamé par sa propriétaire, l'ex-policier Barney Rickert décide de se mettre au vert dans un ranch au fin fond de l'Arizona. A la recherche d'une cachette, le temps de se faire oublier, il propose au tenancier d'un vague hôtel de villégiature perdu au milieu de nulle part, de lui racheter les lieux. Mais le propriétaire, Dewey Hoople, est non seulement interprété par un acteur qui joue comme un cochon mais, en plus, il ne veut pas vendre ! Barney Rickert décide alors de se venger en séduisant les unes après les autres toutes les actrices du film, actrices toutes dotées d'une (très) forte poitrine et engoncées dans des bikinis deux à trois tailles trop petits. Certaines tenteront bien de résister... mais le monsieur est violent. La pauvre Babette Bardot en fera notamment les frais.
Le Film du jour n°212 : Combien de fois faut-il faire l'amour pour être un couple normal ?

Babette Bardot semble en bien mauvaise posture... Le spectateur, lui, est parfaitement placé pour ne rien perdre des moindres débordements de la scène !

Après le double éclat que constituent Motor Psycho et Faster, Pussy Cat ! Kill ! Kill !, Russ Meyer va sacrifier à la mode du mondo avec Mondo Topless (voir, pour plus de détails sur le genre, Ce monde si merveilleux et si dégueulasse), tourner un « drame conjugal » avec Vixen (1965), puis signer avec un grand studio hollywoodien, en l'occurrence la 20th Century Fox ! Le résultat : La vallée des plaisirs (1970), véritable OVNI cinématographique, à la fois comédie musicale, opéra-rock, thriller, mélodrame et film érotico-kitsch. Russ Meyer reviendra toutefois dans le circuit indépendant pour signer ce que d'aucuns considèrent comme son meilleur film : Supervixens (1975). Un « chef-d'œuvre » où le spectateur médusé découvre les superbes, plantureuses et toujours 100% naturelles Shari Eubank et Uschi Digard. De quoi rester longtemps bouche bée !
Dans la foulée, Russ Meyer signera encore Megavixens (1976) et Ultravixens (1979), avec des actrices toujours aussi bien équipées et répondant aux doux noms de Raven de la Croix ou Kitten Natividad. Comme l'écrit Mad Movies, « en vingt ans, Russ Meyer aura su dénicher une incroyable galerie d'actrices aux formes et à la personnalité hors normes, laissant une œuvre sans équivalent dans les annales du cinéma »...

Publié dans Titres étranges

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CONAN77 28/01/2013 23:02

Ha tiens , je ne le connaissais pas ce film de Russ MEYER et pourtant je l'adore ce cineaste et j'ai quelques VHS de lui , tous les vixens , mondo topless, Motor Psycho et Kill kill Pussy cat .
Sympa pour un gars comme moi qui adore les femmes bien en chair et avec de fortes poitrines !!!!

lefilmdujour 29/01/2013 09:56



Ce film est passé sur le câble (dans le bouquet Ciné-Cinéma à l'époque je crois) il y a quelques années !