Daliah Lavi (1940-2017)

Publié le par lefilmdujour

Actrice et chanteuse d’origine israélienne, Daliah Lavi, qui fut un sex-symbole au cinéma dans les années 1960, est décédée le 3 mai 2017 à l’âge de 76 ans. Née en Palestine mais élevée dans les pays nordiques, Daliah Lavi était apparue à l’écran à l’âge de 15 ans dans un long métrage suédois.

En 1959, elle tourne son premier film en tête d’affiche, Sables brûlants de Raphael Sussbaum, une coproduction germano-israélienne, puis enchaîne sur plusieurs films français où sa beauté exotique est particulièrement mise en évidence. Daliah Lavi est Cunégonde face à Jean-Pierre Cassel dans Candide ou l’optimisme au XXe siècle (1960) de Norbert Carbonnaux, transposition contemporaine du roman de Voltaire, puis une jeune femme attardée mentale et meurtrière dans Un soir sur la plage (1960) de Michel Boisrond. Elle donne la réplique à Peter Van Eyck, engagé dans les Brigades internationales qui combattent Franco dans La fête espagnole (1960) de Jean-Jacques Vierne, et fait partie du casting cinq étoiles du Jeu de la vérité (1961), huis clos de Robert Hossein.

Mais on réclame les forts agréables agréments de Dahlia Lavi partout, d’autant que la belle est polyglotte. La voici en Allemagne dans Le retour du docteur Mabuse (1961) de Harald Reinl face à Gert Fröbe, et dans les studios de Cinecitta où Vincente Minnelli tourne Quinze jours ailleurs (1962) avec Kirk Douglas, Edward G. Robinson et Cyd Charisse (photo ci-dessus).

Daliah Lavi incarne encore Marion Delorme dans Cyrano et d’Artagnan (1962) d’Abel Gance, s’essaie à l’épouvante dans Le démon dans la chair (1962) de Bruno Rondelli, revêt la parure d’une jeune Indienne dans l’un des films de la série culte germanique des Winnetou avec Lex Barker et Pierre Brice (Les cavaliers rouges, 1963, Hugo Fregonese) (photo ci-dessous), se fait fouetter par Christopher Lee dans des scènes érotiques aux fortes connotations sadomasochistes dans le bien nommé Le corps et le fouet (1963) de Mario Bava.

La magnifique actrice est encore aux génériques de Lord Jim (1964) de Richard Brooks face à Peter O’Toole, de Matt Helm, agent très spécial (Karlson, 1965) avec Dean Martin dans le rôle-titre, de la version 1965 de Dix petits nègres, signée George Pollock.

Mais la carrière de la belle commence à décliner alors que se bousculent au portillon d’autres jeunes femmes aux appas appétissants et aux appétits internationaux (Ursula Andress, Raquel Welch, Elsa Martinelli, Elke Sommer, etc.). Au casting de Casino royale (1966), version quelque peu parodique de James Bond avec Woody Allen, Peter Sellers, Orson Welles et David Niven, Daliah Lavi voit les propositions se raréfier et elle joue en 1971 son dernier long métrage pour le cinéma, le western Catlow de Sam Wanamaker avec Yul Brynner. Elle bifurque alors vers une carrière de chanteuse qu’elle mène avec un certain succès jusqu’à ces dernières années.

Publié dans Claps de fin

Commenter cet article