Teresa Ann Savoy (1955-2017)

Publié le par lefilmdujour

L’actrice britannique Teresa Ann Savoy, connue pour avoir incarné de jolis rôles  (un peu) déshabillés dans les années 1970, est décédée le 9 janvier 2017 à l’âge de 61 ans. Teresa Ann Savoy avait été "découverte" (dans les deux sens du terme) en octobre 1973 en posant dans le magazine Playmen alors qu’à 18 ans, elle vivait dans une communauté hippie en Sicile.

Sa carrière cinématographique débute en 1974 lorsque le réalisateur Alberto Lattuada, particulièrement porté sur ses vieux jours sur la sexualité des jeunes filles (il fit aussi tourner une Nastassja Kinski de 17 ans dans La fille en 1977 et une Clio Goldsmith de 22 ans dans La cigala en 1979), l’embauche pour incarner une jeune attardée mentale plutôt « ardente » dans La bambina.

Teresa Ann Savoy enchaîne l’année suivante sur Vices privés, vertus publiques (1975) de Miklos Jancso, version provocatrice du drame de Mayerling où la belle interprète la maîtresse hermaphrodite de l’héritier du trône austro-hongrois. Sur sa lancée, l’actrice devient l’une des muses du réalisateur italien Tinto Brass et joue une prostituée espionne sous le régime nazi dans Salon Kitty (1975) face à Ingrid Thulin et Helmut Berger. Teresa Ann Savoy est aussi du casting du fameux et sulfureux Caligula (1979) du même réalisateur où elle incarne Drusilla (photo ci-dessous), la sœur et amante de l’empereur joué par Malcolm McDowell (elle y remplaçait Maria Schneider, initialement pressentie, mais qui refusa le rôle en raison des scènes dénudées).

On la vit aussi dans La désobéissance (1981) d’Aldo Lado, d’après le roman éponyme d’Alberto Moravia et dont l’action est transposée dans l’univers fasciste de la république de Salo. Elle y joue la sœur (incestueuse) du « héros », un adolescent à la fois révolté par les compromissions de sa famille et plongé dans une éducation sentimentale et sexuelle. Dans les années 1980, Teresa Ann Savoy apparaîtra encore dans des seconds rôles dans des films moins connus et des séries TV italiennes, avant de se retirer de l’écran pour se consacrer à sa famille.

Ci-dessous, un petit extrait de La bambina :

Publié dans Claps de fin

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