George Kennedy (1925-2016)

Publié le par lefilmdujour

George Kennedy (1925-2016)
Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Luke la main froide (Rosenberg, 1967), où, prisonnier tout comme Paul Newman dans un pénitencier, il arrive à faire gober une cinquantaine d’œufs durs ( !) à son codétenu consentant, l’acteur américain George Kennedy est décédé le 28 février 2016 à l’âge de 91 ans. Chanteur, animateur de radio puis militaire de carrière et acteur de télévision (surtout dans des westerns), George Kennedy n’avait débuté qu’assez tard au cinéma où son physique imposant et son faciès buriné lui ont valu de jouer souvent les durs.
George Kennedy (1925-2016)

Newman et Kennedy dans Luke la main froide (1967)

Au début des années 1960, on l’aperçoit subrepticement en esclave dans le Spartacus (1960) de Stanley Kubrick puis dans des rôles de méchants. Il est notamment l’inquiétant tueur à la main artificielle de Charade (Donen, 1962), le fermier coupeur de têtes de poules dans La meurtrière diabolique (Castle, 1963), l’employé de Telly Savalas retrouvé dans un mur dans Les pieds dans le plat (Tashlin, 1963).
Rapidement, George Kennedy s’impose en second rôle convaincant et joue régulièrement pour Robert Aldrich (Chut, chut, chère Charlotte, 1964 ; Le vol du Phénix, 1965 ; Les douze salopards, 1967 ; Le démon des femmes, 1968) ou Otto Preminger (Première victoire, 1965 ; Que vienne la nuit, 1966, où il joue avec conviction le shérif raciste).
George Kennedy (1925-2016)

George Kennedy dans Les colts des sept mercenaires (1968)

On le voit aussi dans des westerns tardifs comme Les prairies de l’honneur (McLaglen, 1965), Les 4 fils de Katie Elder (Hathaway, 1965), Le ranch de l’injustice (McLaglen, 1967), Bandolero (McLaglen, 1968), Les colts des sept mercenaires (Wendkos, 1968), Un homme fait la loi (B. Kennedy, 1968) – où il partage l’affiche à égalité avec Robert Mitchum -, Les cordes de la potence (McLaglen, 1973). En 1969, George Kennedy est recruté pour jouer le vice-président à gros cigare de Columbia Airlines dans Airport de Jack Smight, l’un des premiers films catastrophe.
George Kennedy (1925-2016)

Burt Lancaster et George Kennedy dans Airport (1969)

Dans la foulée, il rempilera dans 747 en péril (Smight, 1974), Les naufragés du 747 (Smight, 1976) et le piteux Airport 80 : Concorde (Rich, 1979). Au rayon catastrophe et/ou épouvante, George Kennedy est aussi au casting de Tremblement de terre (Robson, 1974), du Bateau de la mort (Rakoff, 1979), de Virus (Fukasaku, 1979), de Survivance (Liebermann, 1981) et de Creepshow 2 (Gornick, 1987). Ayant refusé un rôle proposé par les frères Zucker dans Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (1980), parodie de la saga Airport, l’acteur acceptera finalement d’incarner le supérieur de Leslie Nielsen dans la série Y a-t-il un flic… : Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (Zucker, 1988), Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (Zucker, 1991), Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (Segal, 1993).
O.J. Simpson, Leslie Nielsen et George Kennedy dans la série "Y a-t-il un flic..."

O.J. Simpson, Leslie Nielsen et George Kennedy dans la série "Y a-t-il un flic..."

La dernière apparition au cinéma de l’acteur remontait à 2014 dans The Gambler, remake du Flambeur (1974) de Karel Reisz par Rupert Wyatt, toujours inédit en salles en France. Il y joue le grand-père du personnage principal interprété par Mark Wahlberg.
George Kennedy qui aura joué dans près de 90 longs métrages pour le cinéma, avait incarné le général Patton, sous lequel il avait servi en tant qu’officier pendant la Seconde Guerre mondiale, dans La cible étoilée (Hough, 1978).

Publié dans Claps de fin

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