James Garner (1928-2014)

Publié le par lefilmdujour

James Garner (1928-2014)
Beau brun au visage sympathique, l’acteur américain James Garner, qui fut l’une des vedettes de la série américaine Maverick à la fin des années 1950 et qui joua le producteur attiré par une Julie Andrews androgyne dans la comédie Victor Victoria (1982) de Blake Edwards, est décédé le 19 juillet 2014 à l’âge de 86 ans.
Héros de la guerre de Corée, James Garner avait débuté sur grand écran en 1956 dans Je reviens de l’enfer de Mervyn LeRoy et s’était hissé en tête d’affiche dès l’année suivante dans le film de guerre Les commandos passent à l’attaque de William Wellman.
James Garner (1928-2014)
Au début des années 1960, l’acteur, au sex-appeal certain, se retrouve dans plusieurs comédies sentimentales face à Kim Novak (Garçonnière pour quatre, 1962, M. Gordon), Lee Remick (Lits séparés, 1963, A. Hiller), Doris Day (Le piment de la vie, 1963, N. Jewison ; Pousse-toi chérie, 1963, M. Gordon, photo ci-contre), Angie Dickinson (Gare à la peinture, 1965, N. Jewison) ou Debbie Reynolds (Adorablement vôtre, J. Paris, 1968).
Entre-temps, dans La grande évasion (1963) de John Sturges, James Garner incarne le « chapardeur » acolyte de Steve McQueen dans son désir de s’évader d’un camp de prisonniers lors de la Seconde Guerre mondiale.
James Garner (1928-2014)

Steve McQueen, James Garner et John Sturges sur le tournage de La grande évasion

La même année, dans Les jeux de l’amour et de la guerre d’Arthur Hiller, il joue avec délectation un officier américain "planqué" qui tombe amoureux d’une veuve anglaise (Julie Andrews déjà) dont la famille a été décimée par la guerre…
La Seconde Guerre mondiale est également à l’arrière-plan de 36 heures avant le débarquement (1964) de George Seaton, où James Garner interprète un officier américain enlevé par les Allemands qui tentent de lui faire croire que le conflit est terminé, histoire de lui soutirer des renseignements sur le D-Day.
On retrouve un peu plus tard l’acteur en coureur automobile dans Grand Prix (1966) de John Frankenheimer, en Wyatt Earp dans le western Sept secondes en enfer (1967) de John Sturges, en Philip Marlowe dans La valse des truands (1969) de Paul Bogart.
James Garner (1928-2014)

James Garner et Julie Andrews dans Victor Victoria

Sa popularité sur grand écran déclinant, James Garner se retourne dans les années 1970 vers la télévision (la série TV Deux cents dollars plus les frais notamment). La carrière cinématographique de l’acteur retrouvera quelques couleurs avec sa prestation assez hilarante dans Victor Victoria et sa nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle de veuf vieillissant tombant amoureux d’une jeune mère divorcée (Sally Field) dans Murphy’s Romance (1985) de Martin Ritt.
James Garner (1928-2014)
Toujours très actif à la télévision au cours des années 1990 et 2000, James Garner sera encore aux génériques de Maverick (1994) de Mel Gibson (un clin d’œil au rôle que tint le comédien à la télévision durant plusieurs années), de Président ? Vous avez dit président ? (P. Segal, 1996) et de Space Cowboys (Eastwood, 1999) aux côtés de trois autres « vétérans » (Clint Eastwood, Donald Sutherland, Tommy Lee Jones, photo ci-dessus).
En 2003, dans N’oublie jamais de Nick Cassavetes, il avait joué la version chenue de Ryan Gosling, un vieillard encore amoureux de sa femme atteinte de la maladie d'Alzheimer (Gena Rowlands, mère dans la vraie vie de Nick Cassavetes).
Ci-dessous, la bande-annonce des Jeux de l'amour et de la guerre où James Garner tint sans doute l'un de ses meilleurs rôles :

Publié dans Claps de fin

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