Zombie futé n°34 : Diary of the Dead – Chroniques des morts vivants

Publié le par lefilmdujour

Un film de George A. Romero (2007), sortie en salles le 25 juin 2008

Avec Land of the Dead, Romero clôturait son cycle zombie en poussant la logique de son propos à son terme : les morts vivants, dotés d’une certaine humanité et d’un naissant sens de l’injustice, s’organisaient en une sorte de collectivité prête à résister aux attaques des survivants. La quadrilogie étant achevée, qu’allait bien inventer le maître ?

Réponse, Romero renouvelle la forme mais omet de s’attaquer au fond. Diary of the Dead se plie en effet à l’exercice de style du found footage (ou mockumentary, documenteur), soit ces films tournés caméra sur l’épaule afin d’en renforcer les effets de surprise et porter le trouillomètre du spectateur au degré maximal (une technique très appropriée pour les films d’horreur). Citons Le projet Blair Witch, REC (que nous chroniquerons prochainement) et autres Cloverfield (il y en a une tripotée).

Que dire du résultat? C’est ma foi du found footage bien réalisé, notamment en démultipliant les outils de prise de vue (caméras professionnelles, téléphones mobiles, caméras de surveillance) mais… c’est tout. Ce ne sont pas les quelques idées amusantes (notamment ce fermier amish sourd comme un pot qui vient en aide à notre groupe de rescapés) qui peuvent sauver les meubles. Ce road movie sonne bien creux malgré une idée de départ intéressante : une équipe de cinéma tourne une scène nocturne d’un film d’horreur (genre momie) quand la radio commence à renseigner tout le monde sur le désastre en cours. Toute la bande embarque dans le camping-car et rebondit mollement de scènes en scènes au fil de situations archi-convenues jouées par des acteurs assez inconsistants.

On soulignera une tentative de réflexion sur la diffusion des informations à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux. « Avant il y avait trois chaînes de TV et trois interprétations différentes. Aujourd’hui il y a 400 000 vidéos postées sur YouTube, soit 400 000 versions différentes du même événement. »  Romero reste un intellectuel. Mais il faut reconnaître qu’il ne pousse pas le bouchon très loin sur ce coup-là.

Moyen.

Fab Free

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