George A. Romero (1940-2017)

Publié le par lefilmdujour

La rubrique "Zombie futé" du blog du "Film du jour" est en deuil. Le réalisateur George A. Romero, qui a révolutionné le film de zombies avec La nuit des morts vivants (1968), est décédé le 16 juillet 2017 à l’âge de 77 ans.

Tourné en noir et blanc à la manière d’un reportage réaliste pour une bouchée de pain, La nuit des morts vivants, qui raconte l’assaut d’une ferme isolée par une horde de zombies sortis de leurs tombes à la suite d’une mutation, jouait sur les frayeurs d’une époque marquée par la guerre du Vietnam et la lutte pour les droits civiques. Devenu un classique, le film a été suivi par six autres de la même veine (avec quasiment toujours un sous-texte politique et idéologique) : Zombie (1978), critique de la société de consommation, Le jour des morts vivants (1985), alerte contre les dangers de la militarisation de la société, Le territoire des morts (2004), évocation du terrorisme, Diary of the Dead (2007), éclairage sur la surmédiatisation, et Survival of the Dead (2009).

La nuit des morts vivants a été ajouté en 1999 au Registre national des films des Etats-Unis qui regroupe des œuvres considérées comme « culturellement, historiquement ou esthétiquement importantes », rappelle le Huffington Post.

Le cycle des zombies a un peu éclipsé les autres œuvres réalisées par George A. Romero comme La nuit des fous vivants (1973), qui évoque la mise en place d’une dictature, Season of the Witch (1973), qui trace la condition féminine à travers l’histoire des chasses aux sorcières, Martin (1977), qui revisite le mythe du vampire à travers le portrait d’un jeune homme étrange. Il a également signé deux adaptations de romans de Stephen King (Creepshow, 1981 ; La part des ténèbres, 1990), transposé l’histoire des chevaliers de la Table ronde dans l’univers des bikers avec Knightriders (1981), partagé avec Dario Argento (producteur de Zombie) le diptyque Deux yeux maléfiques (1989), réalisé un excellent film sur l’aliénation d’un employé qui perd son visage et donc son identité dans Bruiser (2000).

Publié dans Claps de fin

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