L'oeil de Crazy Bug : L'inévitable catastrophe

Publié le par lefilmdujour

L'oeil de Crazy Bug : L'inévitable catastrophe
Irwin Allen, 1978
Producteur à succès de films-catastrophes plus (L'aventure du Poséidon, La tour infernale) ou moins (Le jour de la fin du monde) réussis, Irwin Allen s'est également frotté à la réalisation... Malheureusement, la mise en scène n'est pas le point fort du monsieur et lorsqu'en plus le scénario est inexistant, la catastrophe industrielle n'est pas loin. Si Le sous-marin de l'apocalypse du même Allen pouvait prêter à sourire, L'inévitable catastrophe, très très long film (2h30mn) à l'action minimaliste et souffreteuse, est à ranger au rayon pensum indigent.
Venus du Brésil, les essaims géants d'abeilles tueuses ont beau fondre sur le Texas, décimer les populations (enfants compris... les sales bêtes) et faire phosphorer savants et militaires en quête d'un moyen efficace de s'en débarrasser, le trouillomètre reste désespérément bloquer sur zéro. Et ce ne sont pas les effets spéciaux particulièrement cheap (essaim représenté par un gribouillis sur la pellicule, abeille géante en surimpression, accident avec maquette de train électrique, Houston réduit à trois décors de carton-pâte) qui risquent de changer la donne.
Reste la distribution. Comme tout bon film-catastrophe qui se respecte, L'inévitable catastrophe affiche son quota de vieilles gloires hollywoodiennes. Ici, Henry Fonda en scientifique roulant... en chaise roulante, Richard Widmark en militaire gradé à qui on ne la fait pas, José Ferrer en directeur de centrale nucléaire qui explose comme un pétard mouillé (c'est la centrale qui explose, pas l'acteur, quoique...), Fred McMurray en maire dépassé par les événements, et Olivia de Haviland (la Mélanie d'Autant en emporte le vent, 40 ans et 50 kg en plus...) en institutrice courtisée (si si).
Au rayon "jeunes", c'est Michael Caine qui empoche le premier rôle - un scientifique indépendant qui sait tout, qui comprend tout, qui a réponse à tout et qui sauve le monde (enfin les États-Unis surtout...) - mais sa prestation s'avère curieusement très atone. Katharine Ross (la fiancée du Lauréat), quant à elle, apporte un relent de romance mal venu au milieu de tout ce gloubiboulga ni fait ni à faire. A éviter donc.
Crazy Bug
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