Franco Interlenghi (1931-2015)

Publié le par lefilmdujour

Franco Interlenghi (1931-2015)
Cireur de chaussure de 15 ans et principal protagoniste dans Sciuscia (1946) de Vittorio de Dica, œuvre phare du néoréalisme italien, vu ensuite chez Antonioni (Les vaincus, 1952), Fellini (Les Vitelloni, 1953), Monicelli (Pères et fils, 1956), Rossellini (Le général Della Rovere, 1959 ; Viva l’Italia, 1960) et surtout Bolognini (Les amoureux, 1955 ; Les jeunes maris, 1957 ; Les garçons, 1959), l’acteur italien Franco Interlenghi est décédé le 10 septembre 2015 à l’âge de 83 ans.
Franco Interlenghi (1931-2015)

Franco Interlenghi dans Sciuscia (De Sica, 1946)

Également aux génériques de Dimanche d’août (1949) de Luciano Emmer, du Petit monde de Don Camillo (1951) de Julien Duvivier, des Héros du dimanche (1952) de Mario Camerini, de La marchande d’amour (1952) de Mario Soldati et des Amours de Manon Lescaut (1954) de Mario Costa, Franco Interlenghi fut un temps comparé à Marcello Mastroianni en raison d’une forte popularité dans les années 1950, due en partie à son mariage avec l’actrice Antonella Lualdi en 1955.
Saisissant l’aubaine de ce couple glamour, plusieurs réalisateurs firent alors tourner les deux tourtereaux ensemble. Monsieur et Madame Interlenghi jouent ainsi les jolis cœurs énamourés dans Il n’y a pas de plus grand amour (Bianchi, 1955), Les amoureux et Nos plus belles années (Mattoli, 1955)…
Franco Interlenghi (1931-2015)

Franco Interlenghi et Antonella Lualdi

Au début des années 1960, Franco Interlenghi avait mis sa carrière cinématographique entre parenthèses. Mais on l’avait revu régulièrement à partir des années 1970 à la télévision italienne ainsi que dans des seconds rôles sur le grand écran (Miranda, 1985, de Tinto Brass ; L’avare, 1989, de Tonino Cervi ; Les amies de cœur, 1992 de Michele Placido ; L’ours en peluche, 1994, de Jacques Deray ; Romanzo Criminale, 2004, de Michele Placido…).
Toujours marié à Antonella Lualdi au moment de son décès, l’acteur était le père de deux filles, Antonellina et Sandra Interlenghi.

Publié dans Claps de fin

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