Shirley Temple (1928-2014)

Publié le par lefilmdujour

Petite chérie de l’Amérique dans les années 1930, l’actrice américaine Shirley Temple, qui fut parmi les dix premières stars du box-office entre 1934 et 1939, est décédée le 10 février 2014 à l’âge de 85 ans.

De l’âge de 4 à 13 ans, Shirley Temple, avec trente films au compteur, s’est hissée au rang d’enfant-star la plus populaire de toute l’histoire du cinéma américain, la gamine étant aussi capable de danser et de chanter ! Il suffit de la voir enchaîner les numéros de claquettes avec le fameux Bill « Bojangles » Robinson dans Le petit colonel et dans La fille du rebelle (Butler, 1935) pour s’apercevoir que Shirley Temple, quoi qu’en disent ses détracteurs, avait un sacré talent…

Avec ses boucles et ses frisettes blondes, Shirley Temple est apparue sur grand écran dès 1932 dans la série de courts-métrages Baby Burlesks. Après avoir tenu quelques seconds rôles, c’est avec Shirley aviatrice (1934) de David Butler qu’elle accède réellement à la célébrité. En trois ans, Shirley Temple, remède miracle contre la morosité ambiante due à la Grande dépression, devient le personnage principal d’une dizaine de films qui font des recettes spectaculaires dans tous les pays de langue anglaise : Petite Miss (A. Hall, 1934), Le petit colonel, Boucles d’or (Cummings, 1935), La fille du rebelle, Notre petite fille (Robertson, 1935), Capitaine janvier (Butler, 1936), Pauvre petite fille (Cummings, 1936), Fossettes (Seiter, 1936), Tchin-tchin (Seiter, 1936), Heidi la sauvageonne (Dwan, 1937), Mam’zelle vedette (Dwan, 1937), etc.

Nommée "symbole de Hollywood" en 1937 par le célèbre magazine Life, la jeune actrice joue la même année sous la direction de John Ford dans La mascotte du régiment. Shirley Temple, devenue jeune fille, retrouvera le metteur en scène dans l’un des derniers films de la comédienne, Le massacre de Fort-Apache (1948), où elle incarne la fille du personnage interprété par Henry Fonda (photo ci-dessus).

Jusqu’en 1940, Shirley Temple continuera à enchaîner les rôles, quasiment tous basés sur le même moule (Petite princesse, W. Lang, 1939 ; Suzanne, Seiter, 1939, L’oiseau bleu, W. Lang, 1939 ; Jeunesse, Dwan, 1940 ; Kathleen, Bucquet, 1941). Dans l’impossibilité de se renouveler et confrontée à un public désormais lassé et pressé de passer à autre chose, Shirley Temple fait alors une pause dans sa carrière.

Un peu plus tard, on la retrouve adolescente dans quelques films comme Depuis ton départ (Cromwell, 1944), L’apprentie amoureuse (Wallace, 1945), Deux sœurs vivaient en paix (Reis, 1947, avec Cary Grant, photo ci-contre), L’amour a toujours raison (Wallace, 1949), mais la magie a disparu… et en 1949, Shirley Temple fait ses adieux au cinéma à l’âge de 21 ans. En 1945, elle avait épousé l’acteur John Agar dont elle se séparera en 1950.

Revue à la télévision entre 1958 et 1961, Shirley Temple entame une carrière politique à la fin des années 1960 et occupe notamment les postes d’ambassadeur des Etats-Unis au Ghana et en Tchécoslovaquie.

Pour terminer, nous laisserons le mot de la fin à une blogueuse française : « Née en 1940, j'ai eu faim, j'ai eu froid, mais quand je pouvais voir Shirley Temple sur les écrans, c'était un rayon de soleil ! » On se demande pourquoi Charles de Gaulle n’a pas nationalisé Shirley Temple après la guerre…

Publié dans Claps de fin

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