Robert Lamoureux (1920-2011)

Publié le par lefilmdujour

Robert Lamoureux (1920-2011)
L'acteur et réalisateur français Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à l'âge de 91 ans. L'homme restera célèbre pour ses talents d'humoriste, d'auteur de pièces, d'acteur, tant au théâtre qu'au cinéma, et de chansonnier ("Papa, maman, la bonne et moi", qui inspirera un film réalisé par Jean-Paul le Chanois en 1954). Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a salué "la gouaille" et "l'humour pince-sans-rire" de ce "représentant de l'esprit parisien". Dans les années 70, Robert Lamoureux avait remis au goût du jour le comique troupier avec sa fameuse trilogie consacrée à la septième compagnie : Mais où est donc passée la 7e compagnie ? (1973), On a retrouvé la 7e compagnie (1975) et La 7e compagnie au clair de lune (1976).
Robert Lamoureux (1920-2011)

Fernand Ledoux, Louis de Funès, Robert Lamoureux et Nicole Courcel dans Papa, maman, la bonne et moi

Inventeur avant l'heure du stand-up, Robert Lamoureux démarre sa carrière au cabaret en 1949. Entre 1950 et 1960, il tourne dans une trentaine de films, souvent légers, où il impose un personnage mince, élégant, gouailleur et souvent drôle : Le roi des camelots (Berthomieu, 1950), Allô je t'aime (Berthomieu, 1952), Virgile (Carlo-Rim, 1953), Papa, maman, la bonne et moi et sa suite Papa, maman, ma femme et moi (Le Chanois, 1955), etc. En 1955, Robert Lamoureux joue face à l'américaine Betsy Blair - alors mariée à Gene Kelly - dans Rencontre à Paris de Georges Lampin. Par deux fois, il incarne le gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc, d'abord dans Les aventures d'Arsène Lupin (1956) de Jacques Becker, puis dans Signé Arsène Lupin (1959) d'Yves Robert.
Robert Lamoureux (1920-2011)

Robert Lamoureux dans Mais où est donc passée la 7e compagnie ?

Au tout début des années 1960, Robert Lamoureux passe derrière la caméra en adaptant une pièce de théâtre dont il est l'auteur - La brune que voilà (1960) avec Françoise Fabian et Michèle Mercier - puis enchaîne avec Ravissante (1960) avec Sylva Koscina. Robert Lamoureux préfère toutefois délaisser le cinéma pour se consacrer à la scène. Ce n'est qu'en 1973 avec Mais où est donc passée la 7e compagnie ? qu'il revient à la réalisation. Il signe aussi dans les années 70 Impossible... pas français (1974) avec Pierre Mondy, Jean Lefebvre (tous deux présents dans la trilogie de la septième compagnie) et Magali de Vendeuil (sa seconde épouse). On lui doit également Opération Lady Marlène (1974) avec Michel Serrault et Bernard Menez.
Robert Lamoureux (1920-2011)

Christine Dejoux et Robert Lamoureux dans L'apprenti salaud (image : www.notrecinema.com)

Au cours des années 70, Robert Lamoureux, tout en faisant l'acteur dans ses propres films, trouve un rôle d'exception dans L'apprenti salaud (1976) de Michel Deville en jouant un cinquantenaire qui devient escroc pour les beaux yeux d'une jeune femme dont il est tombé amoureux. On avait revu une dernière fois Robert Lamoureux sur grand écran dans Le jour des rois (Treilhou, 1990) où caracolaient Danielle Darrieux, Micheline Presle et Paulette Dubost.

Publié dans Claps de fin

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