Pierre Schœndœrffer (1928-2012)

Publié le par lefilmdujour

Pierre Schœndœrffer (1928-2012)
Célèbre pour ses films consacrés à l’armée française pendant et après le décolonisation, le cinéaste et romancier Pierre Schœndœrffer est décédé le 14 mars 2012 à l’âge de 83 ans.
D’abord matelot sur un cargo suédois, Pierre Schœndœrffer s’engage au début des années 50 au Service cinématographique des armées et c’est à ce titre qu’il filme la guerre d’Indochine, un conflit qu’il tentera de restituer dans La 317e section (1964), adaptation de son propre roman avec Bruno Cremer et Jacques Perrin. Avant cette œuvre couronnée par le Prix du scénario au festival de Cannes, Pierre Schœndœrffer avait déjà coréalisé La passe du diable (1956), documentaire sur les pratiques "sportives" de certains cavaliers afghans, puis deux adaptations de romans de Pierre Loti, Ramuntcho (1958) avec Mijanou Bardot, la sœur de BB, et Pêcheur d’Islande (1958) avec Jean-Claude Pascal.
En 1968, Pierre Schœndœrffer remporte l’Oscar du meilleur documentaire pour La section Anderson, réalisé avec le concours de l’armée américaine en pleine guerre du Vietnam. Quelques années plus tard, l’homme est à nouveau distingué, mais pour son activité de romancier cette fois, avec le Grand prix du roman de l’Académie française, décerné au Crabe-Tambour. Une œuvre que Pierre Schœndœrffer portera à l’écran en 1976 avec Jean Rochefort et Jacques Dufilho qui décrocheront respectivement au printemps 1978 le César du meilleur acteur et le César du meilleur acteur dans un second rôle. Le film, tourné pour une bonne part sur un navire de guerre en plein Atlantique Nord, sera nommé pour les César du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Pierre Schœndœrffer traite également de la guerre d’Algérie et des ses blessures mal cicatrisées dans L’honneur d’un capitaine (1982) avec Jacques Perrin et Nicole Garcia, et revient sur l’Indochine et la bataille de Diên Biên Phú, où il fut fait prisonnier en 1954, avec Diên Biên Phú (1991). Le cinéaste retrouve une dernière fois quelques-uns de ses acteurs-fétiches (Jacques Perrin, Bruno Cremer, Claude Rich, Jacques Dufilho) dans Là-haut, un roi au-dessus des nuages (2002), sa dernière réalisation pour le cinéma.
Pierre Schœndœrffer était le père du réalisateur Frédéric Schœndœrffer (Scènes de crimes, Agents secrets, Truands, Switch).

Publié dans Claps de fin

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