Paul Crauchet (1920-2012)

Publié le par lefilmdujour

Paul Crauchet (1920-2012)

Paul Crauchet dans Sans mobile apparent (P. Labro, 1971)

Célèbre second rôle du cinéma français des années 60, 70 et 80, le comédien français Paul Crauchet est décédé le 19 décembre 2012 à l’âge de 92 ans. Souvent embauché pour interpréter des rôles de policier, de bras droit ou d’homme de main, Paul Crauchet s’était régulièrement distingué devant les caméras de cinéastes comme Robert Enrico (Les grandes gueules, 1965 ; Les aventuriers, 1966 ; Tante Zita, 1966 ; Ho !, 1968), Jacques Deray (La piscine, 1969 ; Flic Story, 1975 ; Un papillon sur l‘épaule, 1978), José Giovanni (Dernier domicile connu, 1969 ; Où est passé Tom ?, 1971) ou Jean-Pierre Melville (L’armée des ombres, 1969 ; Le cercle rouge, 1970 ; Un flic, 1972).
Paul Crauchet (1920-2012)

Alain Delon et Paul Crauchet dans La piscine (Deray, 1969) (image : www.toutlecine.com)

On se souviendra également de Paul Crauchet en directeur de troupe théâtrale interrogé par Jean-Louis Trintignant dans Sans mobile apparent (P. Labro, 1971), en commissaire confronté à un Jean Gabin renfrogné dans L’affaire Dominici (Bernard-Aubert, 1972), en mari de Simone Signoret dans Les granges brûlées (Chapot, 1972), en homme lancé avec six autres chasseurs sur les traces de la pauvre Mimsy Farmer dans La traque (Leroy, 1974), en père de l’adolescente assassinée dans Le témoin (Mocky, 1978), en commissaire (encore) dans La gueule du loup (Léviant, 1981).
Paul Crauchet (1920-2012)

Jean Gabin et Paul Crauchet dans L'affaire Dominici (Bernard-Aubert, 1972) (image : www.toutlecine.com)

Paul Crauchet avait aussi participé à des œuvres sortant un peu des sentiers balisés du cinéma français des années 70. Il joua ainsi le père du livreur, aussi gagné par la paresse que ce dernier, dans Bof… Anatomie d’un livreur (Faraldo, 1971), le film qui fut à l’origine de l’expression "bof génération". On le retrouva dans le rôle du père de Félicité (1978), le premier film réalisé par l’actrice Christine Pascal, puis dans celui du papy de Dominique Blanc dans Faut-il aimer Mathilde ? (Bailly, 1992). Paul Crauchet, qui avait mené également une carrière bien remplie au théâtre et à la télévision (où il avait joué sous la direction de Maurice Pialat dans La maison des bois), avait fait sa dernière apparition sur grand écran dans Les herbes folles (2008) d’Alain Resnais, metteur en scène qui l’avait déjà fait tourner en 1965 dans La guerre est finie.
Paul Crauchet entre Claire Nadeau et Eva Darlan dans "Enfin veuve" (Mergault, 2007) (image : © GAUMONT COLUMBIA TRISTAR FILMS)

Paul Crauchet entre Claire Nadeau et Eva Darlan dans "Enfin veuve" (Mergault, 2007) (image : © GAUMONT COLUMBIA TRISTAR FILMS)

Publié dans Claps de fin

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