Norma Bengell (1935-2013)

Publié le par lefilmdujour

Norma Bengell (1935-2013)

Norma Bengell dans Les cruels (S. Corbucci, 1967)

Dès les premiers films s’inscrivant dans la mouvance du cinema novo brésilien, un cinéma aux fortes ambitions sociales et politiques, il y a des personnages féminins qui transgressent les règles de la morale traditionnelle et qui affichent leur liberté à disposer de leurs corps. Et, dans La plage du désir (1962), premier film de Ruy Guerra, Norma Bengell accepte de se dévêtir. C’est la première actrice du cinéma brésilien à apparaître nue en full frontal dans un film. Norma Bengell est décédée le 9 octobre 2013 à l’âge de 78 ans.
Norma Bengell (1935-2013)
Cette même année 1962, l’actrice avait fait sensation sur la Croisette en jouant une prostituée dans La parole donnée d’Anselmo Duarte, le film qui décrocha la Palme d’Or au Festival de Cannes ! Sur la plage, Norma Bengell avait enfilé ses bikinis et avait aussi fait le show. La carrière internationale de la belle fut lancée, mais c’est surtout l’Italie qui sut en profiter.
En 1964, son nom est déjà sur la même affiche (en plus petit quand même) que ceux de Catherine Deneuve et Sami Frey dans Avec amour et avec rage de Pasquale Festa-Campanile. En 1965, Norma Bengell tient le premier rôle féminin de La planète des vampires de Mario Bava, devenu aujourd’hui un classique du cinéma bis de science-fiction transalpin.
Norma Bengell (1935-2013)
Elle enchaîne dans le western à l’européenne en jouant dans Pas de pardon, je te tue (1967) de Joaquin Romero-Marchent et dans Les cruels (1967) de Sergio Corbucci. L’actrice est aussi de la partie quand le personnage d’OSS 117 est porté pour la première fois sur grand écran dans une production réunissant France, Brésil et Italie : OSS 117 prend des vacances (P. Kalfon, 1969).
Norma Bengell a néanmoins d’autres ambitions et en 1970, elle retourne sous la caméra de Ruy Guerra dans Les dieux et les morts, allégorie complexe des luttes de pouvoir au Brésil. Par la suite, les films où apparaît l’actrice, qui voit sa popularité décroître, ne sortent guère des frontières du Brésil, à l’exception de L’âge de la terre (1980), œuvre énigmatique et ultime de Glauber Rocha. En 1972, on la revoit néanmoins en astronome (brésilienne évidemment) aux côtés de Françoise Brion, Alexandra Stewart, Jacques Charrier et Maurice Garrel dans Les soleils de l’île de Pâques de Pierre Kast.
Norma Bengell venait de terminer l’écriture de ses Mémoires qui seront publiés en mars 2014. Elle y révèle qu’Alain Delon l’avait demandée en mariage… en vain. L’actrice fut mariée à l’acteur italien Gabriele Tinti de 1963 à 1969 (ils tournèrent ensemble dans Les célibataires à la recherche de l’érotisme, 1964, de Walter-Hugo Khoury), ce même Tinti qui épousera en 1976 la terrifique Laura Gemser, l’Emanuelle Noire !
Ci-dessous, un extrait de La plage du désir avec Norma Bengell :

Publié dans Claps de fin

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