Michael Winner (1935-2013)

Publié le par lefilmdujour

Michael Winner (1935-2013)
Le réalisateur d'origine britannique Michael Winner, qui avait signé Un justicier dans la ville (1974), film phare du vigilante movie avec Charles Bronson en adepte de l’autodéfense, est décédé le 21 janvier 2013 à l’âge de 77 ans.
Avant de débarquer à Hollywood à la fin des années 1960, Michael Winner avait déjà signé une dizaine de films en Grande-Bretagne dont le remarqué Qu’arrivera-t-il après ? (1967), satire de la société de consommation avec Orson Welles et Oliver Reed en têtes d’affiche. Attiré par la Mecque du cinéma, le réalisateur tourne le western L’homme de la loi (1970) avec Burt Lancaster et enchaîne avec Les collines de la terreur (1971), bon film avec Charles Bronson en métis apache assoiffé de vengeance après l’extermination de sa famille.
Michael Winner (1935-2013)
Michael Winner rempile l'année suivante avec Charles Bronson et livre Le flingueur (1972), où l'acteur bur(i)né incarne un tueur à gages qui initie à son « métier » un jeune dont il a tué le père. Cette même année 1972, Michael Winner fait un bref retour en Grande-Bretagne pour tourner Le corrupteur (1972) avec Marlon Brando en palefrenier pervers et malsain. Cette sorte de prologue aux Innocents (Clayton, 1961), célèbre adaptation du « Tour d’écrou » de Henry James, est considéré par les historiens comme le meilleur film du réalisateur. Suivront Scorpio (1972), intéressante histoire d’espionnage où s’opposent Burt Lancaster et Alain Delon, puis Le cercle noir (1973) où Bronson, en officier de police aux méthodes expéditives (déjà !), s’attaque à un parrain de la maffia.
Michael Winner (1935-2013)
L’énorme succès d’Un justicier dans la ville en 1974 poussera Michael Winner et Charles Bronson (au corps parfois défendant de ce dernier) à remettre le couvert deux fois, d'abord dans Un justicier dans la ville n°2 (1981), film à la violence extrême, puis dans Le justicier à New York (1985), le meilleur de la trilogie selon les spécialistes du vigilante movie.
Entretemps le réalisateur avait pu boucler un gouffre financier avec le chien Rin Tin Tin en vedette (Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood, 1975), un film fantastique de veine démoniaque, bien troussé mais passé quasi inaperçu (La sentinelle des maudits, 1976), un inutile remake en 1978 du Grand sommeil de Howard Hawks avec Robert Mitchum dans le pardessus d’Humphrey Bogart, et un policier raté et oublié avec James Coburn et Sophia Loren (L’arme au poing, 1979). On doit également à Michael Winner une adaptation cinématographique d’un roman d’Agatha Christie (Rendez-vous avec la mort, 1987), la moins bonne de la série de films où Peter Ustinov se glisse derrière la moustache amidonnée de Hercule Poirot.
C'est en 1998 que le réalisateur avait mis un point final à sa carrière cinématographique pour se consacrer au journalisme et notamment à la critique gastronomique pour le Sunday Times.

Publié dans Claps de fin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article