Louis Felix (1920-2013)

Publié le par lefilmdujour

Louis Felix (1920-2013)
Directeur de la photographie, scénariste et réalisateur, le cinéaste français Louis Felix, qui participa dans les années 50 à la « petite » vogue du naturisme à l’écran et dont les tournages en plein air l’apparentèrent à la Nouvelle Vague, est décédé le 20 janvier 2013 à l’âge de 92 ans.
Le parcours de Louis Félix est retracé sur le livret qui accompagne le DVD de son premier long métrage intitulé Ce sacré Amédée (1957), un DVD disponible auprès de l’éditeur belge Belfilm. Opérateur aux Actualités Françaises et chez Eclair Journal juste après la Seconde guerre mondiale, Louis Felix fait parallèlement ses premières armes au cinéma en occupant le poste de directeur de la photographie de plusieurs courts-métrages, dont L’école des facteurs (1946) de Jacques Tati. Il est également chef opérateur sur le documentaire Filles du soleil (1949) de Michel d'Olivier et Jean-Albert Foëx, l’une des premières tentatives hexagonales de « glorification » du naturisme à l’écran, tournée sur l’île du Levant. A partir de 1951, Louis Felix réalisera lui-même plusieurs documentaires sur le naturisme, mais pas uniquement ; coréalisé avec Paula Neurisse, Mon ami Pierre (1951), qui s’attache, via un commentaire dit par Yves Montand, à décrire le quotidien des marins-pêcheurs bretons, reçoit le prix du court-métrage à la Biennale de Venise.
Louis Felix (1920-2013)
Puis il fonde avec son épouse Lola Kohn une société de production (KLF) et signe coup sur coup quatre longs métrages. Si le premier (Ce sacré Amédée, avec une Françoise Fabian débutante) s’inspire de Jacques Tati, les deux suivants (Chaleurs d’été, 1958, et Heures chaudes, 1959) s’inscrivent dans le genre du drame de mœurs érotique. Selon le journaliste et spécialiste du cinéma bis Christophe Bier, Heures chaudes, qui fut projeté dans le cadre d’une soirée Cinéma Bis de la Cinémathèque française et qui narre les drames conjugaux provoqués par l'arrivée de deux sœurs dans un coin perdu de la Camargue, eut d’ailleurs maille à partir avec les ciseaux des censeurs.
« La censure chatouilleuse n'autorisa le film qu'au prix de plusieurs coupes, indique Christophe Bier. Exit les 7 mètres de nus sous la douche, les 20 m d'une scène équivoque entre deux sœurs, tous les gros plans de nus dans la baignade nocturne, Françoise Deldick appuyant son menton sur le canon d'un fusil, plusieurs dialogues "osés" ». Son quatrième film, Hold-up à Saint-Trop (a.k.a. Les play-boys) (1960), avec la belle Béatrice Altariba à l'affiche, ne connut pas le succès des précédents et mit un terme à la carrière de réalisateur de fiction de Louis Felix. Selon le document de Belfilm, il n’en continua pas moins sa carrière en réalisant ou en photographiant des documentaires de commande et des films industriels en France et aux États-Unis.

Publié dans Claps de fin

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