Lenny Barre se marre : L'étrange vice de Madame Wardh

Publié le par lefilmdujour

Lenny Barre se marre : L'étrange vice de Madame Wardh
Un film de Sergio Martino, 1970
Depuis le temps que le Film du jour nous parle de « giallo » en nous mettant l’eau à la bouche, j’ai enfin sauté le pas et me suis procuré L’étrange vice de Madame Wardh, premier giallo de son auteur, le réalisateur italien Sergio Martino (pas besoin d’avoir fait Polytechnique option cinéma pour savoir ça… c’est écrit sur la pochette du DVD…). Le titre du film me paraissait suffisamment alléchant et j’avais envie de voir ce fameux tueur en gants noirs, adepte de la lame de rasoir glissée avec délectation sur le visage de ces dames.
Je n’ai pas été déçu ! Le tueur est bien là… Mais il y a surtout Edwige Fenech ! Qui a déjà vu cette bombe à l’écran sait de quoi je parle… Mon cœur usé a failli me laisser tomber avant le mot FIN. La miss est à la tête d’une poitrine je ne vous dis que ça ! La fameuse Madame Wardh du titre, c’est la Fenech, et son vice, c’est qu’elle aime être un peu bousculée lorsqu’elle fait l’amour. Rien qui puisse alerter les ligues de vertu donc, mais ça donne au spectateur l’occasion de voir les seins de l’actrice pétris, malaxés, tripotés, tiraillés de bien des manières. De quoi hanter vos nuits blanches pendant des mois et des mois.
Ceci dit, le film vaut également d’être vu pour ses images savamment léchées et éclairées et pour son intrigue particulièrement tarabiscotée. Sergio Martino s’inspire là de ses maîtres, Dario Argento évidemment, mais surtout le Hitchcock de L’inconnu du Nord-Express et le Clouzot des Diaboliques, je ne vous en dis pas plus. Tourné à Vienne (notamment dans le magnifique parc du château de Schönbrunn où est tournée une scène d’anthologie), et à Sitges, près de Barcelone, L’étrange vice de Madame Wardh pêche quand même un petit peu par l’interprétation. Rien à dire sur Edwige Fenech, mais les autres acteurs oscillent entre le sur-jeu légèrement hystérique (Ivan Rassimov) et l’impassibilité bressonienne non maîtrisée (George Hilton qui avoue être déçu par son interprétation dans les bonus du DVD). Rien de rebutant néanmoins.
Lenny Barre
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