Le Film du jour n°9 : Mon petit oiseau s'appelle Percy, il va beaucoup mieux merci

Publié le par lefilmdujour

Titre original : Percy

Un film britannique de Ralph THOMAS (1971) avec Hywell Bennett, Britt Ekland, Elke Sommer, Denholm Elliott...

Non, Percy n'est pas une perruche, ni un mandarin ni un canari... Le petit zozio dont il est question dans le titre français (totalement absent du titre original) est bien - comme les esprits mal tournés (et ils sont nombreux) l'avaient déjà deviné - un sexe masculin, autrement dit... un zizi ! Comme à leur habitude dans les années 70, les distributeurs français du film ont cherché à attirer la clientèle comme ils pouvaient... Il faut dire que l'histoire du film est gratinée.

Plus féroces que les mâles (1966), le film le plus célèbre du britannique Ralph Thomas... à juste titre au vu des affriolantes pépées sur l'affiche !

Réalisateur de ce Percy dûment membré, Ralph Thomas (1915-2001), dont la carrière de réalisateur s'étend de 1949 à 1979, était un vieux routier du cinéma britannique. L'homme a touché un peu à tous les genres : films de guerre (Opération Tirpitz, 1954), films parodiques (Whisky, vodka et jupon de fer, 1956, avec Bob Hope et Katharine Hepburn), remakes de films à succès (Les 39 marches, 1958, resucée du célèbre film d'Alfred Hitchcock), comédies plus ou moins débridées (la série des "Toubib" avec un Dirk Bogarde encore juvénile : Toubib or not Toubib, 1953 ; Un toubib à la mer, 1955 ; Toubib en liberté, 1956), romances à l'eau de rose (Le vent ne sait pas lire, 1958), films d'espionnage (X13, agent secret, 1963), etc. Son long métrage le plus connu reste sans doute Plus féroces que les mâles (1966) avec les tétanisantes Sylva Koscina et Elke Sommer, actrice également à l'affiche de notre Percy.

Mon petit oiseau s'appelle Percy, il va beaucoup mieux, merci, l'histoire : La vedette de la première opération de greffe de pénis réussie tente de retrouver l'identité du donneur pour vérifier ses nouvelles performances auprès de la femme et des multiples maîtresses de ce dernier...

Elke Sommer, 10/10 au "pépée" baromètre du Film du jour !

"Appétissante blondinette teutonne au visage enfantin et à la poitrine opulente" (dixit le Dictionnaire du cinéma de Jean Tulard), Elke Sommer n'est pas qu'un torse impressionnant... malgré les apparences. Plus ou moins retirée des écrans, la pulpeuse actrice, née en 1940, maîtrise couramment sept langues et est devenue un peintre assez coté avec un style qui n'est pas sans rappeler celui de Chagall.

Ceci dit, la belle, au cours d'une carrière cinématographique de plus de quarante ans, a joué dans une multitude de films allemands, italiens, français, britanniques et américains qui ne sont guère restés dans les mémoires. On mettra quand même sur un petit piédestal Plus féroces que les mâles (voir plus haut), Pas de lauriers pour les tueurs (Robson, 1963), où Elke Sommer côtoie Paul Newman (le rôle valut à notre Valkyrie le Golden Globe de la révélation féminine) et Quand l'inspecteur s'emmêle (Edwards, 1964), deuxième volet des (més)aventures de Peter Sellers, alias l'inspecteur Clouzot. Elke Sommer a aussi remis le couvert dans la suite de Percy, baptisée Percy's Progress (intéressant, forcément intéressant...).

Britt Ekland, très bien classée également !!!

Quant à la Suédoise Britt Ekland, née en 1942, elle avait décidé, dès sa plus tendre enfance, de devenir une James Bond girl. Ce fut chose faite en 1974 dans L'homme au pistolet d'or où elle endosse le rôle de Mary Bonne-Nuit (tout un programme...). Elle fut Madame Peter Sellers de 1964 à 1968 et la compagne du chanteur Rod Stewart dans les années 1970.

Publié dans Titres rigolos

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