Le Film du jour n°32 : Certaines chattes n'aiment pas le mou

Publié le par lefilmdujour

Un film français de Bob LOGAN (1972) avec Dora Doll, Claude Melki, Tania Busselier, Claudine Beccarie, Michel Leeb...

Connu également sous le nom de Godefinger (sans commentaires...), Certaines chattes n'aiment pas le mou (le double sens est parfaitement voulu...) est typique d'une certaine production française du début des années 1970. Une époque où, faut-il le rappeler, la pornographie envahissait les écrans de cinéma. Le film qui nous intéresse ici, je tiens à rassurer tout de suite les âmes sensibles (au risque peut-être d'en décevoir certains), n'entre pas dans la catégorie du X (même s'il semble exister une version du film avec des inserts hard, ce qui lui valut des problèmes avec la censure).

Il n'en est pas moins truffé de saynètes où s'étalent des chairs plus ou moins fraîches surprises en plein ébat. Ces saynètes scandent l'action principale où s'expriment des acteurs "traditionnels" (comme Dora Doll ou Claude Melki) qui, eux, n'ont pas la chance de participer à ce type d'action débridée !

Claudine Beccarie, l'une des première stars françaises du X, est l'une des actrices à l’œuvre dans les scènes érotiques de Certains chattes n'aiment pas le mou... (image : www.toutlecine.com)

L'archétype de ce genre de long métrage est Le pied ! (1975) de Pierre Unia, gros succès de l'époque avec Micheline Dax, Christian Allers, Henri Genès et Perrette Souplex, personnalités que l'on a quand même du mal à imaginer à l’œuvre dans des scènes érotiques. De fait, c'est Claudine Beccarie et ses copines qui s'y collent, tant dans Le pied ! que dans Certaines chattes n'aiment pas le mou. Une Claudine Beccarie qui s'est donnée corps et âme dans plusieurs films X des années 70 (je vous épargne les titres, mais ils valent leur pesant de cacahuètes... allez, puisque vous insistez, je vous en glisse deux ou trois dans l'oreille : Suce-moi, vampire ; Les chevaliers de la croupe ; La petite Caroline aime les grandes sucettes, toute une époque !).

Mais Mademoiselle Beccarie s'est aussi exprimée devant les caméras expertes d'auteurs confirmés comme Alain Corneau (France Société Anonyme, 1973), Andrzej Zulawski (L'important c'est d'aimer, 1974) ou Paul Vecchiali (Change pas de main, 1975). La jeune femme restera toutefois au panthéon cinématographique grâce à Exhibition (1975) de Jean-François Davy, un film qui engrangea plus de 500 000 entrées entre juillet et septembre 1975 (on croit rêver !). Dans ce docu-vérité, tout en enlevant sa culotte plus souvent qu'à son tour, elle raconte sa vie, ses désirs, la prostitution, sa grande passion d'être une actrice porno (pour d'autres, c'est le tiercé, chacun son truc).

Claudine Beccarie et Richard Allan dans Exhibition (Davy, 1975)

Ajoutons que, sous le pseudonyme de Bob Logan, se cache le producteur Jean-Pierre Fougea (c'est la seule réalisation à son actif). Il a produit plus de 150 films, courts-métrages, longs métrages et films TV, dont le fameux Et la tendresse... bordel ! (Schulmann, 1979). Jean-Pierre Fougea est également éditeur (Éditions Dixit) et a publié plus de 150 ouvrages sur l'audiovisuel.

Certaines chattes n'aiment pas le mou, l'histoire : Dans une lointaine colonie africaine, un milliardaire se meurt (c'est triste !). C'est sa fifille, Française de France, qui doit hériter de sa fortune. Il lui faut toutefois résoudre une énigme à base de trois statuettes en or de forme phallique (c'est quand même un film qui doit émoustiller !) pour découvrir le lieu où est planqué le pactole. S'ensuit une cascade de rebondissements tous plus "haletants" les uns que les autres (génial, le jeu de mots, non !).

Michel Leeb (image : www.web-libre.org)

Le spectateur sera surpris d'apercevoir, dans une petite scène de Certaines chattes n'aiment pas le mou, le comédien Michel Leeb qui faisait là se première incursion sur grand écran. Remarquez, il ne s'en vante pas beaucoup... Dans une scène (l'extrait est visible ici), on le voit en effet pianoter sur des femmes nues - en parodiant Jerry Lewis - comme s'il avait affaire à des instruments de musique (ce qu'il est marrant, Michel !). Bref, la carrière cinématographique de la future Madame Doubtfire (au théâtre) semblait mal partie...

De fait, le cinéma est sans doute passé (pour l'instant) à côté de Michel Leeb. Entre une apparition dans son propre rôle dans Drôles de zèbres (1977) de Guy Lux, et sa présence en 2004 dans deux films de Claude Lelouch (Le genre humain et Le courage d'aimer), on l'a vu interpréter Pif (!) dans L'hercule à deux faces (1977), court-métrage de Jean-Pierre Jacquet, et s'investir dans des films pas très bons comme On l'appelle Catastrophe (Balducci, 1983), Le fou du roi (Chiffre, 1984) et Les amies de ma femme (Van Cauwelaert, 1992). Maigre bilan, mais ce n'est peut-être que partie remise !

Michel Leeb et Sara Forestier dans "Le courage d'aimer" (Lelouch, 2005) (image : www.allocine.fr)

Michel Leeb et Sara Forestier dans "Le courage d'aimer" (Lelouch, 2005) (image : www.allocine.fr)

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