La pépée du jour n°5 : Stella Stevens (1936-)

Publié le par lefilmdujour

La pépée du jour n°5 : Stella Stevens (1936-)
Mariée à 17 ans, maman à 18 et divorcée à 19 ! De son vrai nom Estelle Eggleston (Stephens est le nom de famille de son seul et unique mari, garagiste de son état), Stella Stevens avait déjà vécu la vie de Madame Tout-le-monde - une Madame Tout-le-monde quelque peu précoce toutefois - avant de se lancer dans la belle carrière d’actrice… et de modèle photo un peu olé-olé ! Car si la jeune femme, née le 1er octobre 1936, pointa pour la première fois sa jolie silhouette et sa blondeur naturelle sur grand écran en 1959, la belle « éclata » aux visages de la population mâle en se dévoilant en Playmate du mois dans le numéro de Playboy de janvier 1960.
La pépée du jour n°5 : Stella Stevens (1936-)

Stella Stevens au naturel. Dans le temps, on appelait ça une blonde à fort tempérament (image : www.celebritiesfans.com)

Son premier rôle au cinéma, Stella Stevens le décroche en 1959 dans L’habit ne fait pas le moine de Frank Tashlin, une fantaisie chantante avec Bing Crosby et Debbie Reynolds. Mais c’est surtout son interprétation de la dénommée Appassionata Von Climax (tout un programme, déjà…) dans Lil’l Abner (Melvin Frank, 1959) qui fait fureur. Une interprétation tellement troublante que la profession, les yeux rivés sur son décolleté, lui décerne en 1960 le Golden Globe du meilleur espoir féminin, ex-æquo avec Tuesday Weld, Angie Dickinson et Janet Munro, trois autres beautés (y a pas de mystère, pour être un espoir féminin pour le cinéma, faut pas appartenir à la tribu, hélas fortement pourvue, des laideronnes, tout du moins aux États-Unis !)
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Stella Stevens et Elvis Presley dans Des fillles, encore des filles ! (Taurog, 1962) (image : www.cinema.de)

La carrière cinématographique de Stella Stevens est lancée ! Et dès le début des années 60, elle arrive à décrocher, non seulement son soutif, mais aussi des premiers rôles. La blonde pulpeuse se fait alors une spécialité de donner la réplique à des pointures qui ont de la voix et qui savent se déhancher. Stella Stevens se retrouve ainsi face au chanteur Bobby Darin dans La ballade des sans-espoir de John Cassavetes en 1961, et rencontre le King himself, Elvis Presley, dans Des filles, encore des filles ! de Norman Taurog en 1962.
Stella Stevens est alors au sommet de son art (d’autant qu’elle continue de temps en temps à montrer ses rondeurs dans Playboy, ce qui est toujours bon pour la notoriété…). C’est à ce moment-là que Jerry Lewis l’embauche pour en faire son faire-valoir dans le célèbre Docteur Jerry et Mister Love (Lewis, 1963).
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Y a pas photo, c’est bien Jerry Lewis le plus moche dans Docteur Jerry et Mister Love (Lewis, 1963) (image : www.toutlecine.com)

Dans la foulée, Stella Stevens joue une séductrice sexy, cherchant à affoler le veuf Glenn Ford dans Il faut marier papa (1963) de Vincente Minnelli, fait une incursion dans le western (Le bataillon des lâches, Marshall, 1964) et tape dans l’œil de Dean Martin dans Matt Helm, agent très spécial (Karlson, 1966).
Sa carrière cinématographique, l’âge venant, commence toutefois à battre de l’aile (c’est le problème des actrices dont le principal atout est la plastique… chaque année, il arrive sur le marché des filles plus jeunes qu’elles…). Dès la fin des années 60, Stella Stevens se retrouve donc à barboter dans des comédies hollywoodiennes poussives ou des films de série B anorexiques. A cette époque, seul émerge son rôle, peut-être le meilleur de sa carrière, dans Un nommé Cable Hogue (Peckinpah, 1970), aux côtés de Jason Robards. Certes, son physique est toujours bien mis en valeur, mais elle démontre que, justement, elle n’a pas qu’un physique.
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Dans Un nommé Cable Hogue (1970) du grand Sam Peckinpah, Stella Stevens (ici, avec Jason Robards) démontre qu’elle n’a pas qu’un physique… Ah bon ?

Deux ans plus tard, nous retrouvons notre amie au casting du fameux film-catastrophe L'aventure du Poséidon (Neame, 1972). Stella Stevens y joue la femme un peu olé-olé d'Ernest Borgnine, mais elle n'arrive pas, toutefois, à survivre jusqu’au mot FIN. Et ça, croyez-en un spécialiste du genre, c'est le signe, soit que vous êtes trop cher pour la production, soit que vous êtes complètement has been...
Car le film-catastrophe adore faire passer de vie à trépas des stars oubliées, ridées ou bouffies, quand elles ne répondent pas aux trois qualificatifs simultanément, cf. Shelley Winters dans la même Aventure du Poséidon, Jennifer Jones dans La tour infernale (Guillermin, 1974) ou Ava Gardner dans Tremblement de terre (Robson, 1974)...
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Stella Stevens entre Ernest Borgnine et Gene Hackman dans L'aventure du Poséidon (Neame, 1972), au moment où frappe la vague scélérate (image : www.premiere.fr)

Par la suite, la carrière cinématographique de Stella Stevens coula par le fond... à l’instar du Poséidon. Mais l’actrice, intelligemment, a su se reconvertir à la télévision où elle enchaîne sans mollir téléfilms et séries TV depuis le milieu des années 70 (on a pu la voir dans « WonderWoman », « Flamingo Road », « Santa Barbara », « Hôpital Central »). Toujours bon pied bon œil, elle continue également à honorer de sa présence de petits films d’horreur (qui sortent en général directement en vidéo), comme, notamment, L’attaque des fourmis géantes (Olen Ray, 2005).
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Stella Stevens, encore au top (ou presque…) à près de 70 ans dans L’attaque des fourmis géantes (2005) (image : www.hotflick.net)

Récemment élue vingt-septième femme la plus sexy du vingtième siècle (chapeau madame !), Stella Stevens continue de poser pour l’objectif des photographes et pas en charlotte, robe de chambre et pantoufles comme il serait d’usage à 70 ans passés ! Adepte forcenée de l’adage « Pépée d’un jour, pépée toujours ! », la dame n’hésite pas à s’exhiber dans des tenues qui pourraient faire passer l’arme à gauche à ses conscrits mâles au cœur fatigué…
Pour les gérontophiles que ça intéresserait, ses photos en porte-jarretelles ajustés, déshabillés sexy, corsets moulants et autres nuisettes voluptueuses sont disponibles sur le site Web personnel de Stella Stevens. Dépaysement garanti.
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…mais le passé, y a pas à dire, c’est quand même mieux parfois ! (image : www.udenap.org)

Côté vie privée, Stella Stevens, qui ne s’est jamais risquée à repasser devant Monsieur le maire après sa courte expérience conjugale, est restée très sage. On lui prête toutefois des relations amoureuses (en nombre très limité) avec quelques personnalités comme Jerry Lewis (à l’époque de leur film commun), Warren Beatty (mais, avec quelles actrices Warren Beatty n’a-t-il pas couché…) et le guitariste Bob Kulick (frère de Bruce Kulick, leader du groupe de hard rock Kiss).
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Fils de Stella Stevens, Andrew Stevens, acteur et producteur, aime poser torse nu pour les photographes… comme maman !

Sachez enfin que le fils de Stella Stevens, Andrew Stevens, né en 1955, est acteur et producteur. Vu dans la série TV « Dallas », Andrew Stevens reste célèbre pour son interprétation du fils de Kirk Douglas dans l'excellent Furie (1978) de Brian de Palma. Doté de pouvoirs paranormaux, il y est enlevé par un ancien de la CIA (interprété par John Cassavetes) qui veut exploiter ses dons à des fins militaires. Il fait littéralement exploser la tête de Cassavetes à la fin du film au terme d'une scène apocalyptique particulièrement terrifiante (on comprend mieux ce que veut dire l'expression "éclater la tronche"...). C’est aussi Andrew Stevens, le gentil second du policier adepte de la justice expéditive interprété par Charles Bronson dans Le justicier de minuit (Lee-Thompson, 1982).

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