L'oeil de Crazy Bug : The Darkest Hour

Publié le par lefilmdujour

L'oeil de Crazy Bug : The Darkest Hour
Chris Gorak, 2011, film sorti en salles le 11 janvier 2012
The Darkest Hour ou comment commencer l'année 2012 en gaspillant une heure et demie d'une vie qui se rapproche douloureusement de sa fin avec un film mal filmé, mal joué et affreusement vain.
Ce second film de Chris Gorak (je n'ai pas vu le premier, Los Angeles : alerte maximum, et, bizarrement, je n'ai pas envie de le voir) s'intéresse - et ce n'est pas nouveau - à une attaque extraterrestre. On se demande pourquoi les aliens continuent de vouloir envahir une planète dont les pays, les uns après les autres, perdent leur AAA, ce qui, selon les analystes économiques les plus affûtés, nous emmènent droit dans le mur. On n'a donc pas besoin d'E.T. destructeurs pour en rajouter. Bref, dans The Darkest Hour, les extraterrestres se présentent sous la forme d'étranges boules lumineuses invisibles qui réduisent en cendres tout le monde sauf les héros, de jeunes adultes totalement sans intérêt. Oui, je sais, ça ne tient pas la route, mais s'il n'y avait que ça pour rebuter le spectateur, ce ne serait pas bien grave. Pourquoi sommes-nous à Moscou, ça, l'histoire ne le dit pas vraiment (l'action aurait très bien pu se passer à Paris, Berlin ou Seattle). On supposera que c'est moins cher de tourner là-bas.
Cousu de fils blancs, le scénario n'est pas crédible un seul instant. Dès le début, il y a un hic. Sources d'énergie, les extraterrestres en bougeant leur corps alimentent tous les circuits électriques à portée de main (ampoules, phares de véhicules, lampadaires, etc.). C'est comme ça qu'on les reconnaît, paraît-il. Nos héros se disent donc qu'il faut se déplacer la nuit. Mais, à ma connaissance, les lampes s'allument aussi le jour, non ? Le reste est à l'avenant, entre dialogues ineptes, jeu ampoulé (bien, le jeu de mot, je trouve) des actrices et action poussive. On se demande comme des acteurs comme Emile Hirsch (Into the Wild, Harvey Milk, Hôtel Woodstock) ou Max Minghella (Syriana, The Social Network, Les marches du pouvoir) ont pu se commettre dans cette série Z, même pas drôle.
En plus, j'ai eu mal aux yeux avec ces satanées lunettes 3D.
Crazy Bug
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