L'oeil de Crazy Bug : Le jour de la fin du monde

Publié le par lefilmdujour

L'oeil de Crazy Bug : Le jour de la fin du monde
James Goldstone, 1979, film sorti en salles le 7 mai 1980
Au cinéma, le film-catastrophe connut son heure de gloire dans les années 70. Récemment revenu au premier plan (avec Le jour d’après et 2012, quoiqu’il s’agisse ici plutôt de films apocalyptiques), le genre ne rime pas forcément avec cata artistique ! Emblématique de sa catégorie, La tour infernale tient en effet encore debout, près de quarante ans après sa sortie sur les écrans. Les stars (Paul Newman, Steve McQueen, William Holden, Fred Astaire, Robert Wagner, Robert Vaughn, Richard Chamberlain, Faye Dunaway, Jennifer Jones) y sont au top, le suspense y est excellent et le scénario y est parfaitement crédible (la réalité a même dépassé la fiction et prouvé que les tours géantes ne résistaient pas au feu et s’écroulaient comme des châteaux de cartes…).
Rien de tout ça avec Le jour de la fin du monde, film exécrable au possible et summum du poussif. Tout d’abord, l’histoire ne tient pas la route : alors qu’un grand hôtel est menacé par l’éruption soudaine d’un volcan hawaïen, quelques courageux décident de faire le tour de l’île pour échapper aux coulées de lave… mais, à aucun moment, le spectateur n’arrive à comprendre l’enjeu, faute d’un montage cohérent. Par ailleurs, tout est mou du genou, y compris Paul Newman et William Holden pourtant percutants cinq ans plus tôt dans La tour infernale.
Enfin, les relations entre les personnages sont d’un nunuche achevé et, cerise sur le gâteau si l’on peut dire, les effets spéciaux sont d’une médiocrité atterrante, à peine à la hauteur d’un téléfilm de deuxième partie de soirée sur Syfy.
Filmé à la vitesse d’un escargot sous Tranxène, le « clou » du long métrage (presque une demi-heure montre en main) est le passage hasardeux d’un pont délabré au-dessus de la lave en fusion. Le reste ne vaut pas tripette… c’est dire à quel niveau le film fait monter le trouillomètre du spectateur! Évidemment, cliché du cinéma catastrophe des années 70, ceux qui meurent en premier sont les Noirs, les Asiatiques et les filles de mauvaise vie. Pourtant, comme dans L’aventure du Poséidon, il y a aussi une grosse dame dans Le jour de la fin du monde. Mais étonnamment, ici, elle survit jusqu’à la fin du long métrage, preuve ultime de la fin d’un genre ! L’actrice était toutefois l’épouse du producteur, Irwin Allen… Ceci explique sans doute cela.
Crazy Bug
Le jour de le fin du monde est disponible en DVD dans la collection FNAC Cinéma.
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