L'œil de Crazy Bug : La dame en noir

Publié le par lefilmdujour

L'œil de Crazy Bug : La dame en noir
James Watkins, 2011, film sorti en salles le 14 mars 2012
Belle réussite que cette Dame en noir qui marque le retour des Britanniques dans le registre du film d’épouvante gothique. Un genre dans lequel, ces dernières années, se sont surtout distingués les Espagnols (Les autres, L’orphelinat), voire les Japonais (Dark Water). Le fait que les studios anglais Hammer – qui furent à l’origine du renouvellement du film gothique dans les années 50 – aient participé à la production de La dame en noir, n’est sans doute pas étranger au phénomène.
L’ambiance du second long métrage de James Watkins (déjà auteur d’Eden Lake, avec Michael Fassbender quand même, film où un couple se trouvait en butte à la vindicte d’ados féroces) est délicieusement morbide. Un jeune notaire, veuf et père d’un petit garçon, est chargé de régler la succession d’une vieille dame qui habitait dans un manoir particulièrement sinistre, demeure plantée sur une île paumée en plein milieu d’un marais tout aussi sinistre. Fait curieux, la région semble la proie d’une malédiction qui veut que les enfants meurent de manière atroce... dès qu’apparaît la fameuse dame en noir.
Soutenue par une photographie de toute beauté mais dénuée de toute couleur chaude, l’atmosphère de La dame en noir est assez terrifiante, le réalisateur prenant plaisir à semer dans son film des effets, certes connus des fans de bandes d’épouvante, mais terriblement efficaces. L’ambiance gothique est parfaitement rendue grâce au soin apporté aux décors, aux costumes et autres accessoires. Daniel Radcliffe, quant à lui, est somme toute très crédible en jeune père de famille un tantinet dépressif (bon, faut dire que je n’ai vu aucun Harry Potter, ça aide…). On pourra toutefois s’avouer déçu par la fin du film qui, malgré son côté jusqu’au-boutiste, s’avère d’un sentimentalisme quelque peu désuet.
Crazy Bug
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