Harry Carey Jr. (1921-2012)

Publié le par lefilmdujour

Harry Carey Jr. (1921-2012)
Fils de Harry Carey, mégastar des westerns à l’époque du muet, et second rôle du Far West à l’écran dans les films de John Ford ou Howard Hawks, l’acteur américain Harry Carey Jr., avec plus de 100 films pour le cinéma au compteur, est décédé le 27 décembre 2012 à l’âge vénérable de 91 ans.
Après avoir grandi dans le ranch de ses parents et servi un moment dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, Harry Carey Jr. fit ses premiers pas dans le monde du cinéma en assistant le grand réalisateur John Ford, l’un des meilleurs amis de son père, sur les tournages de documentaires et de films de propagande. Après quelques apparitions à l’écran, Harry Carey Jr. put décrocher un rôle plus consistant grâce à John Wayne dans La rivière rouge (1948) de Howard Hawks, western où son père pointe également au générique. Après le décès de Harry Carey le 21 septembre 1947, John Ford confia au rejeton l’un des trois rôles majeurs du Fils du désert (1948), œuvre dédiée au défunt. Pedro Armendariz, John Wayne et Harry Carey Jr. y forment un trio de hors-la-loi qui prennent en charge et parrainent un bébé dont la mère meurt juste après sa naissance en plein milieu du désert.
Harry Carey Jr. (1921-2012)

Pedro Armendariz, Harry Carey Jr. et John Wayne dans Le fils du désert (Ford, 1948) (image : www.allocine.fr)

Par la suite, l’acteur tournera encore neuf fois aux côtés de John Wayne et se retrouvera devant la caméra de John Ford dans La charge héroïque (1949), Rio Grande (1950), Le convoi des braves (1950), Ce n’est qu’un au revoir (1954), La prisonnière du désert (1956), Les deux cavaliers (1961) et Les Cheyennes (1963), le dernier film réalisé par Ford. Aux côtés de John Wayne, Harry Carey Jr. figure également aux génériques d’Aventure dans le Grand Nord (Wellman, 1953), Rio Bravo (Hawks, 1958, mais ses scènes ont été coupées au montage), Les géants de l’Ouest (McLaglen, 1969), Big Jake (G. Marshall, 1971) et Les cordes de la potence (McLaglen, 1973). Parmi les autres westerns tournés par l’acteur, on citera également Quatre étranges cavaliers (1954) et Le bord de la rivière (1957) d’Allan Dwan, La mission du capitaine Benson (Lewis, 1956) et Le héros du Texas (Neilson, 1958).
Très actif à la télévision à partir des années 60, le comédien, tout en continuant à apparaître dans bon nombre de westerns (chez Andrew McLaglen notamment), ira même faire un tour du côté des westerns-spaghettis en tournant aux côtés de Bud Spencer et Terence Hill dans On continue à l’appeler Trinita (Clucher, 1971) et El Magnifico (Clucher, 1972). On le repère encore dans Nickelodeon (1976) et Mask (1984) de Peter Bogdanovich, grand spécialiste de John Ford justement, dans Le gang des frères James (1979) de Walter Hill, dans Gremlins (1984) de Joe Dante, dans Les baleines du mois d’août (1990) de Lindsay Anderson (autre spécialiste de Ford) et dans Retour vers le futur III (Zemeckis, 1990) – où une bonne partie du long métrage se passe au temps du Far West –. C’est en 1995 dans Sunchaser de Michael Cimino que Harry Carey Jr. avait fait sa dernière apparition sur grand écran.

Publié dans Claps de fin

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