Françoise Blanchard (1954-2013)

Publié le par lefilmdujour

Françoise Blanchard (1954-2013)
Vue dans de nombreux films de la société de production Eurociné dans les années 1980, immortalisée en « morte-vivante » par Jean Rollin, reconvertie par la suite en spécialiste reconnue du doublage, l’actrice française Françoise Blanchard est décédée le 29 mai 2013 à l’âge de 58 ans.
Dès le tout début des années 1980, Françoise Blanchard apparaît dans des films un tantinet olé-olé produits par Eurociné, la firme de Marius Lesoeur spécialisée dans le cinéma bis assez fauché. On la voit ainsi dans La maison Tellier (1981) de Pierre Chevalier (alias Peter Knight) et L’oasis des filles perdues (1981) de José Jara (alias John O’Hara). Parallèlement, elle participe aux deux péplums érotiques franco-italiens mis en boîte par le tandem Antonio Passalia (alias Anthony Pass) et Bruno Mattei (alias Vincent Dawn) : Caligula et Messaline (1981) – où elle interprète Agrippine – et Les aventures sexuelles de Néron et Poppée (1981).
Françoise Blanchard (1954-2013)
C’est à ce moment-là que Françoise Blanchard est retenue par Jean Rollin pour jouer le rôle-titre de La morte-vivante (1982). « Françoise Blanchard était comédienne jusqu’au bout des ongles, écrit le réalisateur, disparu en 2010, dans « MoteurCoupez ! Mémoires d’un cinéaste singulier », ouvrage paru en 2008 aux Editions Edite. Sans arrêt en représentation, jouant volontiers les évaporées, elle était jolie et c’était une vraie comédienne. » Jean Rollin retrouva l’actrice dans Les trottoirs de Bangkok (1982) ainsi que dans son « testament » cinématographique, La nuit des horloges (2007).
Françoise Blanchard (1954-2013)
Pour Eurociné, Françoise Blanchard, parfois qualifiée de « reine française de la série Z », tournera encore La chute de la maison Usher (1983) de Jesus Franco (alias A.-M. Johnson), Opération Sida (1985) du même Jesus Franco (alias Clifford Brown cette fois-ci) et Les Amazones du temple d’or (1986) d’Alain Payet (alias James Gartner).
Durant ces mêmes années 1980, Françoise Blanchard œuvra aussi dans un certain nombre de comédies franchouillardes périssables comme N’oublie pas ton père au vestiaire (Balducci, 1982), Les p’tites têtes (Menez, 1982), L’émir préfère les blondes (Payet, 1982), On l’appelle Catastrophe (Balducci, 1983), Y a pas le feu (Balducci, 1984) ou Le facteur de Saint-Tropez (Balducci, 1985). Retirée des écrans à la fin des années 1980 et, depuis, spécialisée dans le doublage (de dessins animés notamment), Françoise Blanchard avait fait une apparition en 1996 dans Alliance cherche doigt de Jean-Pierre Mocky.

Publié dans Claps de fin

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