Edouard Molinaro (1928-2013)

Publié le par lefilmdujour

Edouard Molinaro (1928-2013)
Le réalisateur français Edouard Molinaro, à qui l'on doit Oscar (1967) et Hibernatus (1969) avec Louis de Funès, L'emmerdeur (1973) avec Lino Ventura et Jacques Brel, ou encore La cage aux folles (1978) avec Michel Serrault et Ugo Tognazzi, est décédé le 7 décembre 2013 à l'âge de 85 ans.
Edouard Molinaro avait abordé le cinéma par les courts-métrages et l’assistanat avant de passer à la mise en scène en 1957 avec Le dos au mur, adaptation d’un roman de Frédéric Dard avec Jeanne Moreau, Gérard Oury et Philippe Nicaud. Contemporain de la Nouvelle Vague, il en restera toujours en marge. Après plusieurs films policiers (Des femmes disparaissent, 1958, avec Magali Noël et Robert Hossein ; Un témoin dans la ville, 1959, avec Lino Ventura) et une très bonne adaptation d’un Simenon (La mort de Belle, 1960, avec Alexandra Stewart et Jean Desailly), il accède au statut de réalisateur de premier plan en faisant tourner Brigitte Bardot (Une ravissante idiote, 1963), Jean-Claude Brialy et Françoise Dorléac (La chasse à l’homme, 1964), Louis de Funès (Oscar et Hibernatus), Jacques Brel (le remarquable Mon oncle Benjamin, 1969).
Dans les années 1970, Edouard Molinaro alterne les gros succès populaires (La mandarine, 1971, avec Annie Girardot et Philippe Noiret ; L’emmerdeur ; La cage aux folles et La cage aux folles II, 1980) avec des œuvres plus personnelles à l’instar des Aveux les plus doux (1970) avec Caroline Cellier et Marc Porel en jeune couple en butte aux agissements de deux policiers abjects (Philippe Noiret et Roger Hanin), ou L’ironie du sort (1973), œuvre sur le destin avec Pierre Clémenti et Marie-Hélène Breillat, actrice qui fut son épouse à la ville.
Son image un temps brouillée par une suite de comédies impersonnelles (Pour cent briques, t’as plus rien, 1982 ; Palace, 1984 ; A gauche, en sortant de l’ascenseur, 1988), Edouard Molinaro était revenu sur le devant de la scène dans les années 1990 avec deux films plus ambitieux : Le souper (1992) confrontation entre Talleyrand (Claude Rich) et Fouché (Pierre Brasseur) lors d’un repas pris en huis clos, et Beaumarchais, l’insolent (1995) avec Fabrice Luchini dans le rôle-titre, œuvre tournée à partir d'un scénario inachevé de Sacha Guitry et dernier long métrage tourné par le cinéaste pour le cinéma. Parallèlement à sa carrière cinématographique, Edouard Molinaro avait aussi travaillé pour la télévision jusqu’au milieu des années 2000.

Publié dans Claps de fin

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