Ciné glouglou n°7 : Opération Tirpitz

Publié le par lefilmdujour

Ciné glouglou n°7 : Opération Tirpitz
Ralph Thomas, 1954
Une œuvre à ranger dans la catégorie “ni fait, ni à faire”. A savoir ces films dont le visionnage vous laisse profondément perplexe. Comment est-il possible de produire quelque chose d’aussi décousu ? Comment a-t-on pu dépenser une somme conséquente pour un scénario si incohérent ? Après tout, un film, cela coûte cher. Il y a des scènes en mer, des bateaux de guerre, pas mal de figurants, des décors naturels, bref, tous les ingrédients d’un film de guerre classique. Tout ça, pour ça…
Le pitch : 1944. Pour gagner la guerre, il faut d’abord couler le Tirpitz, surpuissant cuirassé allemand qui cadenasse l’océan Atlantique. Et peu importe si celui-ci sommeille à l’abri au fond d’un fjord norvégien. Il faut le couler, vous dit-on !
Pour ce faire, l’amirauté britannique monte une opération commando. Des hommes grenouilles, juchés à califourchon sur des torpilles, doivent parvenir à passer les mailles de la protection du Tirpitz et aller couler le méchant Allemand. Pas vraiment du ciné glouglou, entends-je dire. Attendez ! Car la première opération échoue lamentablement (sont même pas capables d’arrimer correctement leurs engins à un chalutier ces imbéciles...).
Bref, le commando, penaud, rentre par la Suède. Quand les hommes parviennent à leur port d’attache, on leur présente les nouvelles armes qu’ils utiliseront pour la deuxième tentative : trois mini sous-marins tout mignons. D’où sortent-ils ? Pourquoi ne nous en a-t-on pas parlé avant ? Et c’est les mêmes hommes qui vont les piloter ? Oui, et alors ? Et rebelote donc, en route vers le fjord pour une seconde tentative qui s’inscrit cette fois sans conteste possible dans la catégorie ciné glouglou.
Film uniquement conseillé aux collectionneurs, donc. Enfin si, allez. Il parvient à être drôle de temps en temps (à son corps défendant bien entendu). Ainsi, à chaque fois qu’un Allemand entre en scène, il demande ou offre du schnaps. Procédé tout à fait comique qui jure complètement avec le ton du film mais qui n’en est que plus désopilant.
On rappellera que Ralph Thomas, réalisateur britannique prolixe, est notamment l’auteur de chefs-d’œuvre impérissables comme Toubib en liberté, ou le célèbre Mon petit oiseau s’appelle Percy, il va beaucoup mieux, merci. Un long métrage que les lecteurs du Film du jour connaissent bien.
Fab Free

Publié dans Ciné glouglou

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