Ciné glouglou n°20 : Piège en eaux profondes

Publié le par lefilmdujour

Ciné glouglou n°20 : Piège en eaux profondes
Anthony Hickox, 2005
Bizarrement, la carrière de Steven Seagal a commencé à décliner juste après qu’il ait touché le jackpot avec Piège en haute mer. Devenu bankable et candidat à la succession des Van Damme et autres Schwarzy, il s’est ensuite systématiquement fourvoyé dans des métrages de série B (probablement n’était-il pas assez « aware »). La suite (Piège à grande vitesse) voyait notre cuistot repasser les plats mais cette fois-ci dans un train. Film navrant qui allait dangereusement faire pencher la carrière de Casey Ryback vers la série Z. Jusqu’à cette troisième tentative, baptisée en France Piège en eaux profondes, histoire d’essayer d’appâter le chaland. Or qui dit « eaux profondes », dit Ciné glouglou. Le père Seagal s’attaquant à un sous-marin rempli d’immondes terroristes ? Voilà qui pouvait être tentant, malgré tout. Sait-on jamais…
Le problème c’est qu’il n’est question d’eau profonde que pendant un tiers du film. Pendant le premier, notre ami Seagal réunit sa bande et s’attaque à une sorte de base située dans une sorte de pays d’Amérique centrale. Pendant le dernier tiers, notre beau monde remet le couvert dans la capitale de cette sorte de république bananière. Entre les deux, donc, la joyeuse bande part en voyage dans un sous-marin. Pourquoi ? Ce n’est pas très clair. Et pourquoi ce sous-marin doit-il être coulé par un navire de guerre américain ? Pas très clair non plus. Comment nos amis s’en sortent ? Là au moins votre serviteur peut avancer quelques éclaircissements : en tuant tous les méchants embarqués (lesquels étaient gentils avant d’être lobotomisés par une sorte de Docteur Mengele).
Tout ceci est très très mauvais mais pas suffisamment pour déclencher le rire du spectateur friand de nanar que je suis. Seagal, pachydermique, affiche une nonchalance qui confine au je-m'en-foutisme intégral. Les scénaristes faisaient probablement grève et le réalisateur mériterait de rôtir en enfer.
Du coup, je raconte la fin : notre bande de bras cassés fête la victoire dans une sorte de bar. Mais il en manque quelques-uns.
C’est après ce film que Steven Seagal a décidé de se mettre au blues.
Fab Free

Publié dans Ciné glouglou

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