Christian Marin (1929-2012)

Publié le par lefilmdujour

Christian Marin (1929-2012)

Jacques Santi/Tanguy et Christian Marin/Laverdure dans la série TV Les chevaliers du ciel

Membre émérite de la brigade de gendarmerie de Saint-Tropez de 1964 (Le gendarme de Saint-Tropez) à 1970 (Le gendarme en ballade), le comédien français Christian Marin est décédé le 5 septembre 2012 à l’âge de 83 ans. Les « jeunes » de mon âge se souviennent aussi de Christian Marin dans le rôle du fidèle lieutenant Laverdure de la série TV Les chevaliers du ciel qu'il interpréta durant trois saisons à la fin des années 60 (le lieutenant Tanguy y était joué par Jacques Santi, décédé d'une tumeur au cerveau en 1988).
« L’air ahuri et le sourcil en accent circonflexe » (Le dictionnaire du cinéma de Jean Tulard), Christian Marin, lyonnais d’origine, avait démarré sa carrière au cinéma en 1956 dans Nous autres à Champignol, comédie « agricole » avec Jean Richard en vedette. Dans les années 60, on le retrouva avec plaisir dans quelques comédies à la sauce Branquignol comme La belle américaine (1961) ou Allez France ! (1964), deux films de Robert Dhéry, ainsi que dans plusieurs longs métrages d’Yves Robert (Bébert et l’omnibus, 1963 ; Les copains, 1964). En 1963, dans Pouic-Pouic de Jean Girault, Christian Marin est impayable en majordome plus ou moins blasé face aux excentricités de ses maîtres, interprétés avec délectation par Jacqueline Maillan et Louis de Funès. C’est donc tout naturellement que le comédien se retrouva un an plus tard embarqué dans l’énorme succès qu’est Le gendarme de Saint-Tropez, réalisé également par Jean Girault.
La carrière cinématographique de Christian Marin est riche de plus de quarante films dont certains signés par des réalisateurs de prestige comme René Clair (Tout l’or du monde, 1961), Gérard Oury (Le crime ne paie pas, 1961), Claude Autant-Lara (Le magot de Josefa, 1963) ou Costa-Gavras (Compartiment tueurs, 1964). Au début des années 70, cantonné aux nanars comme bien d’autres comédiens à la fibre comique (La dernière bourrée à Paris, 1973, et Y a un os dans la moulinette, 1974, deux œuvres du redoutable Raoul André ; Le commando des chauds lapins, Pérol, 1973 ; La grande récré, Pierson, 1975), Christian Marin préféra se recentrer sur le théâtre qui fut quand même sa principale activité et ce, jusqu’en 2010.

Publié dans Claps de fin

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