Kim Ki-duk (1960-2020)

Publié le par lefilmdujour

Réalisateur sud-coréen prolifique, notamment connu pour L’Île (2000) et Printemps été, automne, hiver et… printemps (2003), Kim Ki-duk est décédé le 11 décembre 2020 à l’âge de 59 ans des suites de la Covid-19.

Après avoir fait des études d’agriculture, travaillé en usine, resté cinq ans la marine, fait retraite dans un monastère, visité la France pendant un an et vécu de sa peinture, Kim Ki-duk écrit ses premiers scénarios en 1993 et signe son premier long métrage, Crocodile, en 1996.

Pendant 24 ans, il aura réalisé quasiment un film par an, ses œuvres s’inscrivant souvent dans un cinéma de la violence, physique ou morale, mais s’autorisant parfois des épisodes contemplatifs (Printemps été, automne, hiver et… printemps).

Kim Ki-duk avait obtenu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin pour Samaria (2003), histoire d'une jeune fille décidant de se prostituer pour partir en Europe, le Lion d’argent du meilleur réalisateur au festival de Venise pour Locataires (2004), qui conte la relation entre un squatteur d'appartements et une femme battue par son mari, le prix Un certain regard au festival de Cannes pour Arirang (2011), le Lion d’or du festival de Venise pour Pieta (2012), histoire œdipienne entre un usurier qui n'hésite pas à mutiler sans états d'âme ses clients, et une femme qui prétend être sa mère...

Kim Ki-duk avait été sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes pour Souffle (2006), centré sur un condamné à mort qui retarde son exécution en multipliant les tentatives de suicide

Kim Ki-duk a fait partie avec Hong Sang-soo, Lee Chang-dong et Im Sang-soo de la génération du cinéma coréen qui, en 1993, avait surgi avec la fin de la dictature militaire.

Publié dans Claps de fin

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