Norbert Moutier (1941-2020)

Publié le par lefilmdujour

Grand spécialiste du cinéma bis et passionné des séries Z, éditeur et rédacteur de Monster Bis, un célèbre fanzine créé en mars 1979, mais aussi propriétaire de vidéo-club, réalisateur, scénariste et écrivain, Norbert Moutier est décédé le 27 janvier 2020 à l’âge de 78 (ou 79) ans.

Sous le pseudonyme de N.G. Mount, il tourne en super 8 son premier long métrage en 1983, Ogroff (également connu sous le nom de Mad Mutilator), avec le concours d’un certain nombre de personnalités comme Jean-Pierre Putters, créateur de Mad Movies en 1972, Christophe Lemaire, plume emblématique de Starfix, le maquilleur Benoît Lestang ou l’acteur Howard Vernon, qui avait créé à l’écran le docteur Orlof pour le cinéaste Jesus Franco.

En 1988, Norbert Moutier signe Opération Las Vegas, un film d’aventures de niveau quasi professionnel avec l’acteur américain Richard Harrison, bien connu des amateurs de péplums, de westerns spaghettis et de films de ninjas…  On doit aussi au réalisateur une poignée de films d’horreur, d’épouvante ou de science-fiction tournés en vidéo comme Alien Platoon (1991), Dinosaur from the Deep (1992), Le Syndrome d’Edgar Poe (1994), Trepanator (1995) ou Brooklyn Cop (1996). Parmi les acteurs de certains de ses films, figurent notamment le réalisateur Jean Rollin ou l’historien du cinéma de genre et grand connaisseur du cinéma pornographique Christophe Bier.

Sur le film Ogroff, le site Nanarland écrit : « Ogroff / Mad Mutilator est à recommander aux nanardeurs les plus hardcore, tant les réactions de rejet sont possibles chez des sujets au cuir insuffisamment tanné. Le rythme est plus que somnambulique et le manque de dialogues (il ne doit pas y avoir plus d’une dizaine de répliques dans tout le métrage et elles sont souvent presque inaudibles, Ogroff ayant également tué le preneur de son) peut faire plonger dans la torpeur les spectateurs rétifs. C’est dommage, car nous sommes réellement en présence d’un film hors normes : plus Z que Z, et pourtant film d’auteur de par la passion indéniable qui l’anime, tourné dans des conditions amateur mais réussissant tout de même à avoir un rythme de narration (très) vaguement professionnel ».

Publié dans Claps de fin

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